Ava… Pardon, Nora Gardner !

Je tenais tout particulièrement à poster un petit article sur ce livre puisque j’ai eu la chance de le découvrir en avant-première (merci EntréeLivre !) pour les Jeudis Critiques spécial VALENTINE’S DAY. Ci-joint une petite illustration pour egayer la couverture de fait un poil trop sobre pour un roman jeunesse.

SAMSUNG CAMERA PICTURES (I NEED ce déguisement)

Les princes charmants n’existent pas est édité chez Nathan, ce qui est plutôt une bonne nouvelle (John Green, si tu m’entends, tes sublimes Etoiles contraires auront certainement leur place sur ce blog). L’histoire c’est celle de Nora, quinze ans, collégienne et plate comme une limande MAIS, car il y a un MAIS : quand toutes les filles de son âge son branchées mecs et retweets, Nora, elle, n’a d’yeux que pour les mots et les beautés hollywoodiennes. Un beau jour, elle intercepte une lettre qui ne lui était pas destinée, une lettre qui tombe littéralement du ciel sur son balcon. Commence alors une correspondance assidue avec un certain Rodrigue. Ils se donnent du « vous », parlent de tout mais dès qu’il s’agit d’ancrer cette nouvelle relation dans le réel, de se rencontrer pour de vrai, Nora recule. The question is : jusqu’à quand ?

Après avoir lu ce livre, ma première impression a été : Bon. Peut-être ai-je quelques années de trop pour apprécier ce roman à sa juste valeur. Parce que c’est un bon roman ado.

J’ai beaucoup aimé l’ouverture atypique où l’héroïne s’adresse à son héroïne à elle, Ava Gardner, dans une lettre. Le ton est donné : une histoire qui fait la part belle à l’écriture, à la correspondance qui nous devient de plus en plus étrangère mais aussi au glamour aussi désuet que séduisant, aux références cinématographiques de qualité (TEAM HITCHCOCK)… Les princes charmants n’existent pas traite cependant de thèmes bien actuels tels que le harcèlement sur les réseaux sociaux, l’image de soi. Le contraste est donc intéressant.

L’écriture est fluide, il y a de très jolies réflexions ça et là… « Dans la rue, pas âme qui vive. Je me demande toujours où disparaissent les gens entre le samedi et le dimanche. » (pour n’en citer qu’une) Ce que j’ai moins apprécié, c’est l’emploi d’expressions en décalage total avec les habitudes langagières des ados d’aujourd’hui : Le « vous » et les jolies tournures sont vraiment bien vues dans les lettres, en revanche les dialogues entre les personnages dans la vie de tous les jours sonnent parfois un peu faux.

Je conseille donc, au final, mais surtout pour les douze-seize ans qui y trouveront encore plus leur compte. Et bonus, la VRAIE couverture. (Je ne suis pas lésée, dans mon exemplaire, il y avait déjà les petites grenouilles pour marquer les pages)

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Maïa Brami, Les princes charmants n’existent pas, Nathan. (à paraitre le 3 avril)

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