A week in high school/hell.

J’avais repéré depuis longtemps la jolie couv’ de La liste de Siobhan Vivian (notamment sur l’App Store qui ne cesse de me provoquer) et j’ai craqué récemment en tombant dessus chez le bouquiniste pour presque rien. Je me suis dit… Le concept me plait mais soit ça va être gnangnan comme un téléfilm d’M6, soit ça va être bien malsain et un peu intelligent. So :

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Chaque année, c’est une tradition (ô combien sympathique et pas du humiliante) au lycée de Mount Washington : un ou plusieurs individus mystères publient une liste des plus jolies filles des différentes classes et bien sûr aussi des plus moches sinon c’est pas drôle. Huit heureuses élues vont voir leur vie se transformer en une semaine jusqu’à l’échéance fatidique du bal du lycée.

J’ai eu quelques difficultés à me mettre dedans au début pour deux raisons : d’abord, je n’ai pas tout de suite accroché à l’intrigue, trouvant ça trop plat, ensuite à cause de l’écriture/de la traduction (je ne saurais dire d’où ça vient) : les temps présent, passé composé et imparfait s’alternent assez brutalement et j’ai parfois trouvé que certaines formulations étaient un brin malheureuses.

Mais voilà, une fois plongée dans l’histoire, je me suis laissée embarquer et La Liste s’est révélé être un bon roman ado. Pourquoi Jamy ? Et bien Fred, c’est très simple ! Les molécules et les protons… Merde, nan ça c’est C’est pas sorcier. D’abord pour le côté suspense : who’s the little bastard who wrotes this shit ? – traduction : Qui est le petit fifrelin qui a osé pondre cette petite liste de coquinou ? Et est-ce que toute cette histoire de liste ne va franchement pas mal finir ?

Ensuite pour la galerie de personnages féminins. Au début, on a un peu de mal à s’y retrouver dans ce tas de prénoms, mais LA LISTE au début du roman aidant, j’ai vite repéré qui était qui. Les différents points de vue s’enchainent : la singularité des parcours m’a plu et j’ai surtout apprécié que l’auteure ne fasse pas dans la surenchère, dans le tragique : les histoires sont parfois cruelles, propres à l’univers anti-bisounours que constitue le lycée, mais jamais surréalistes. On nous présente des personnages tout en nuances, ni foncièrement bons, ni foncièrement mauvais… Bref, des êtres humains quoi. Le fait qu’il n’y ait pas de morale bien lourdingue à la fin aussi est un gros plus.

Je rapproche volontiers ce roman de Revanche de Cat Clarke (surtout parce que de nombreux sujets forts sont traités), même si La Liste reste quand même beaucoup plus light à mon goût. (ce qui n’est pas forcément un mal, ça dépend de ce qu’on a envie de lire aussi)

 

Siobhan Vivian, La Liste, Nathan. 

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