De l’air !

Ca faisait un sacré moment que je ne m’étais pas lancée dans la lecture d’un ebook (faut dire que mon cerveau poussiéreux aime humer la bonne odeur du papier) et les éditions Rebelle m’en ont donné l’opportunité avec Sous le brouillard de 2108. Le synopsis du bouquin m’a tout de suite interpellé : un thriller dans un monde apocalyptique => comprendre : Rosemary frétille.

sb2108face

Une catastrophe environnementale sans précédent a ravagé la planète, ne laissant derrière elle que des ruines et un étrange brouillard toxique. Dans cet univers cauchemardesque, la femme et la fille de Seth Farrer, inspecteur de police, sont mystérieusement assassinées. Si on l’écarte de l’enquete, ce dernier est bien décidé à prendre sa revanche en solo. Pour cela, il fait appel à Lorelei, une jeune femme dotée d’un don psychique très particulier. Tous deux vont vite comprendre que l’affaire est liée à un sombre trafic de Cronédol, un puissant analgésique qui fait office de drogue dure…

Sous le brouillard de 2108 est un roman court (170 pages), qui se lit très facilement. Le point qui m’avait séduit avant lecture et qui fonctionne très bien dans le roman, c’est le mélange des genres : l’auteur mêle dystopie, thriller et anticipation pour construire une histoire rythmée, sans temps mort. Le roman s’ouvre sur une courte introduction type « L’univers de 2108 for dummies » et l’histoire démarre aussitôt. C’est probablement ce que j’ai préféré, ici pas de mise en place à rallonge, on entre tout de suite dans l’action.

L’ambiance de la ville dans le brouillard perpétuel, des masques à gaz, des ruines, est oppressante à souhait et constitue un cadre idéal pour un double meurtre crapuleux. Comme dans toute bonne dystopie, la société est régie par un pouvoir aussi puissant qu’intriguant : Oxycorp, une société pharmaceutique qui a fondé son empire sur des substances palliatives aux maladies dont souffre la population. L’homme à sa tête, Lambda, m’a un peu fait penser à ce bon vieux président Snow même si son parcours m’a un peu laissée circonspecte (si, si, je sais ce que ça veut dire). J’aurais aimé que tout ça soit un brin plus développé mais c’est vrai qu’en 170 pages, il faut savoir être efficace et concis quand même.

Le personnage de Lorelei m’a particulièrement plu, au delà de son don et de son passé traumatique, c’est une fille impulsive et surtout pleine de fantaisie.

Le point négatif pour moi, c’est l’écriture à laquelle je n’ai pas réussi à accrocher. Je l’ai trouvée un peu trop didactique, et si ça fonctionne dans l’introduction qui plante le décor, ça devient un peu trop artificiel dans les dialogues, notamment lorsque les personnages avancent dans leurs déductions.

Pour résumer le tout, je dirai que Sous le brouillard de 2108 est un roman court très rythmé, et surtout vraiment original et j’ai passé un très bon moment même si le style n’a pas réussi à me convaincre totalement.

Un grand merci aux éditions Rebelle pour cette découverte ! (:

 

Dust Llafdiez de Ravicelau, Sous le brouillard de 2108, Editions Rebelle.

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