Sombre Tamise…

L’été, je suis moins Marc Levy que « viens-lisons-un-polar-bien-glauque ». C’est p’tete pour ça que dans le cadre de l’opération #lecamionquilivre du Livre de Poche, j’ai choisi de découvrir Désordre de Penny Hancock. J’ai été attirée telle la guêpe près du barbecue au camping de la Mer quand je suis tombée sur le résumé.

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Sonia, quadra londonienne, vit seule dans sa grande maison au bord de la Tamise depuis que sa fille est à l’université et que son mari est en déplacement pro quasi perpétuel. Ces derniers aimeraient bien vendre, mais Sonia refuse de quitter ce qui fut son foyer d’enfance, et le fleuve, au bord duquel elle a vécu son premier amour d’adolescence, aussi puissant que cruel. Un beau jour, Jez, le neveu de l’une de ses amies, lui rend visite pour lui emprunter un vieux vinyle. Et alors, très vite, sans même l’avoir vraiment décidé, Sonia va le garder captif chez elle. La police enquête sur la disparition du jeune homme, son entourage aussi… Jusqu’où cette folle lubie la mènera t-elle ?

Voilà, vous commencez à me connaitre : un résumé dans ce genre, ça ne me laisse pas de glace. Et OMG, j’ai bien fait de me laisser tenter. Désordre est un polar génial, d’abord parce que le concept est génial (même si déjà vu, « à la Misery de King » stipule le résumé), ensuite parce que la tension est maintenue du début à la fin. La narration est double : « je » pour Sonia la kidnappeuse, et « elle » pour Helen, la tante de Jez. On vit à la fois l’appréhension de Sonia, sa folie surtout et l’angoisse de la famille, avec l’enquête de police en arrière-plan. And the questions are : quand est-ce qu’elle va se faire griller ? A quel point est-ce que cette idée insensée de garder un ado enfermé chez elle va dégénérer ? Etc. Pas de temps mort en somme, les pages s’avalent comme un 280 chez Mcdo (le gras en moins, les mots en plus).

J’ai adoré les personnages : Helen, mère de famille à la dérive en compétition avec sa soeur et son fils parfait, peine à se sentir concernée par la disparition de son neveu face au constat de l’échec de sa propre vie. Je l’ai trouvée ultra touchante et infiniment humaine. Et puis évidemment, il y a Sonia, avec qui on compatit plus difficilement, bien sûr. Et puis le personnage s’épaissit, au fil de ses réminiscences d’enfance étranges, de son rapport charnel au fleuve qu’elle refuse de quitter. La Tamise, d’ailleurs, devient un personnage à part entière de l’histoire, tant Sonia passe son temps à l’écouter, à le sentir, à s’en rappeler…

Désordre est un premier roman plus que réussi, que je n’ai pas réussi à lâcher à partir du moment où je l’ai ouvert. Et ça, c’est plutôt bon signe en général. Of course, il est dispo dans toute bonne librairie et dans le camion rouge qui drague les plages de France !

 

Penny Hancock, Désordre, Le livre de Poche. 

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2 réflexions sur “Sombre Tamise…

  1. C’est marrant j’aime aussi les polars glauques en été :p. Celui là me fait sacrément envie en plus vu ce que tu en dis! Je note ;). *est revenu parmi les vivants*

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