In this world there’s two kinds of people…

C’est que ça commençait à tourner un peu au ralenti c’t’affaire. Je n’ai pas disparu dans une réalité parallèle, je vous rassure (je vis H24 dans une réalité parallèle) mais avec la rentrée, les stages toussa toussa… C’EST UN PEU LA GUERRE. Ce n’est pas pour autant que je vous oublie ou que j’oublie mes potos les livres, à venir y’a encore pleins de pépites qui attendent près de mon lit. Avant-avant dernière critique #rentréelittéraire aujourd’hui dans le cadre des Coups de coeur des lecteurs avec Decitre : Orphelins de Dieu de Marc Biancarelli.

9782330035938

(Pas de photo de mon mien à moi, je l’ai prêté)

Dans une Corse sauvage du dix-neuvième siècle, des brutes ont torturé et arraché la langue du frère de Vénérande, jeune paysanne bien résolue à engager une vendetta contre ces lâches. Elle s’adresse alors à un vieil homme dont la réputation n’est plus à faire, dit l’Infernu tant ses ennemis le craignent. Le tueur à gages et la jeune fille vont traverser ensemble les montagnes de leur Corse natale afin d’atteindre chacune de leur cibles et les réduire définitivement au silence.

La couverture a déjà ce je-ne-sais-quoi d’assez saisissant, mais c’est en lisant le résumé que je me suis dit… « Okay, une histoire pareille, en 2014, c’est pas banal. »  Si vous aimez les westerns ou même si Kill Bill vous a éclaté dans le genre « t’es sur ma liste, dude », vous risquez, comme moi, d’avoir un petit coup de coeur pour ce livre, dont une grande part de l’originalité tient au décor. J’ai été totalement séduite par cette Corse impitoyable, violente, aride et montagneuse qui abrite les orphelins de dieu (voir titre), tous ces hommes et ces femmes qui n’ont plus d’autres choix que de devenir violents et vides à leur tour, comme contaminés par la nature qui les entoure.

L’auteur cite True Grit au début, et je n’ai pas lu le roman ou vu le film, mais l’idée du duo et de la vengeance est là. Ce livre, c’est aussi et surtout une histoire de transmission. L’Infernu a un passé plus que trouble, marqué par la rébellion, la violence, la folie aussi… Et tout au long de leur périple, il raconte à cette petite paysanne étrange ce qui l’a conduit à devenir cet être mythique. Et bientôt ce n’est plus la promesse de l’argent qui le pousse à offrir sa revanche à Vénérande, mais bien ce lien qui se tisse douloureusement entre eux.

Orphelins de Dieu est un véritable OVNI au beau milieu de cette rentrée littéraire, et je vous le recommande plus que chaudement. Garanti sans Clint Eastwood, pour ceux qui seraient allergiques.

 

Marc Biancarelli, Orphelins de Dieu, Actes Sud. 

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4 réflexions sur “In this world there’s two kinds of people…

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