« Somewhere only we know »

Vous me connaissez, je suis gentiment monomaniaque comme meuf – LICORNE – aussi ma nouvelle lecture est encore taguée Prix Ados, mais il s’agit cette fois du grand gagnant de l’édition 2013, Terrienne de Jean-Claude Mourlevat, que j’avais envie de découvrir depuis un moment.

P1070500

Etienne Virgil, auteur en mal d’inspiration, prend une jeune fille en stop dans sa vieille bagnole sur une petite route de campagne. La gamine est étrange, parle de scarabées et d’un lieu-dit qu’il ne connait pas, Campagne, où elle compte bien « passer de l’autre côté » pour retrouver une sœur qui aurait disparu. S’il la croit d’abord un peu simplette, Etienne de prend vite de tendresse pour elle et va surtout comprendre que les mondes fantastiques qu’il invente dans ses livres ne sont pas juste le fruit de son imagination.

Le pitch de base était plutôt sympa. La disparition d’une sœur, un univers parallèle peuplé de gentils humanoïdes qui ne respirent pas… J’ai surtout aimé le début, ces quelques scènes dans la voiture de discussions un peu lunaires entre le vieil auteur et la gosse franche, un brin perchée. J’ai trouvé ça bien écrit, assez touchant.

Mais voilà… Je n’ai pas été emportée une seule seconde par l’histoire. Alors je ne sais pas si c’est le côté trop franchouillard (les habitants du monde alternatif ont des références terriennes presque exclusivement françaises, Anne, le personnage principal, parle régulièrement de St Etienne, de sa boulange préférée et de 4 pieds, le magasin de chaises dans lequel elle travaille – chouettos !) mais ça ne m’a pas fait rêver du tout quoi…

Le monde parallèle dans lequel Anne va devoir trouver sa sœur manque cruellement de corps à mon sens et j’ai eu beaucoup de mal à me projeter, à être emballée par la quête du personnage principal, qui, si elle m’avait plu au début, n’a eu de cesse de m’agacer ensuite.

Le bilan est pas fameux-fameux, même si je ne remets pas en cause la qualité de l’écriture. Mais quand Rosy s’ennuie…

  Jean-Claude Mourlevat, Terrienne, Gallimard Jeunesse. 

Publicités

8 réflexions sur “« Somewhere only we know »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s