Du côté de La Sorcière désinvolte…

Mes exams touchent à leur fin – PAS TROP TOT – et je vais enfin avoir un peu plus de temps à consacrer à ma névrose favorite, à savoir la lecture intensive. Ces deux dernières semaines ont donc été consacrées à la découverte du premier tome de Widdershins, un bouquin de fantasy ado/YA qui m’a tout de suite sauté à la tronche avec sa très jolie couv’ et son résumé joliment accrocheur.

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A Davillon, cité régie par de grandes maisons d’aristocrates et une puissante guilde de voleurs, Adrienne Satti a tout connu : de la survie crasseuse dans la rue jusqu’à la vie de princesse. Mais aujourd’hui, elle est devenue Widdershins, une voleuse un brin trop douée et indépendante au goût des puissants. Alors que l’arrivée imminente d’un père de l’Eglise du Pacte des Dieux met la cité en effervescence, Widdershins ne sait plus qui elle doit craindre : la garde de Davillon, les rapaces de la guilde ou une conspiration autrement plus perverse ?

J’ai été conquise par l’univers de Widdershins. Faut dire que l’entrée en matière est efficace : « Impuissante, la jeune femme regardait le monde virer au rouge à ses pieds. » Tout de suite on est emporté dans les rues crades, dans les salons luxueux remplis d’hypocrites et dans les sous-sols craignos de Davillon. L’auteur a pris le parti de créer un monde finalement très proche des cités européennes du dix-septième où le faste côtoie la vermine, avec des noms très français du genre JULIEN BOUNIARD (ouais, ça envoie du rêve), et une religion certes polythéiste mais qui présente un tas de similitudes avec le catholicisme. Le tout forme une atmosphère étrange, entre imaginaire et réalisme, et si j’ai été sceptique au début, j’ai fini par vraiment accrocher.

Le récit est fractionné, et on n’arrête pas de faire des bonds dans le passé, des retours au présent, bref, NOM DE ZEUS MARTY LA DELOREAN DECONNE A PLEINS TUBES ! Mais à l’image d’autres bouquins de fantasy comme les géniales aventures de Locke Lamora, les différentes strates temporelles finissent par s’éclairer, se rejoindre pour donner lieu à des moments tatataaaaaa! plutôt efficaces.

L’héroïne est franchement badass, et hésite pas à affronter des types cent fois plus balèzes qu’elle, sans oublier de les narguer au préalable. On apprend vite que la jeune Widdershins n’est jamais seule, puisqu’un dieu vit dans sa tête. (mais je n’en dis pas plus, il vaut mieux découvrir par soi-même le pouvoir d’Olgun – ainsi que son amabilité légendaire) Le personnage – et demi – est attachant, toujours dans l’action et on ne s’ennuie pas un seul instant à ses côtés.

L’écriture m’a plue, elle aussi, je l’ai trouvée simple mais élégante, adaptée au public ado comme au public adulte.

La fin en est une, mais deux trois petites choses sont laissées en suspens pour nous titiller comme il faut. Comprendre : vivement la suite. Et ça tombe bien, le tome 2 est déjà entre mes mains.

 

Ari Marmell, Widdershins tome 1 Le Pacte de la voleuse, Lumen.

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