The Big Bad Wolf and the three little pigs…

J’avais trois options. Petit a, être raisonnable et commencer la montagne de dossiers à rendre pour la fac, petit b, regarder mon chat s’étrangler tout seul comme un gros débile avec mes écouteurs, petit c, écrire une nouvelle chronique pour le blog. Sans lâcher le spectacle félin des yeux (parce que c’est quand même vachement drôle), j’ai décidé de vous parler du dernier tome de la saga l’Epouvanteur, Le Pacte de Sliter, de Joseph Delaney. Je n’en suis qu’au début de la série, mais cet opus étant un peu différent et narrant une histoire alternative, j’ai pu me plonger dedans sans problème. Un grand merci aux éditions Bayard et au blog Faismoipeur pour cette découverte !

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Loin des terres des Epouvanteurs, tout là-bas au Nord, vit Sliter, une créature appelée « Mage Kobalos » à l’apparence de loup, capable de se battre comme un homme et dotée de pouvoirs magiques redoutables. La nuit, il se repait du sang des villageois aux alentours de sa tanière, mais il a passé un pacte avec le vieux Rowler, le seul paysan assez courageux pour l’approcher. Il ne doit pas toucher à ses filles, en échange, le jour de sa mort, il pourra faire de l’ainée son esclave mais devra mener les deux autres en sureté chez leur tante. Bien sûr, le vieux Rowler calanche, et c’est un joli road-trip qui commence, dans des contrées hostiles où des créatures de toutes sortes entendent faire leurs dents sur les petites protégées de Sliter…

Le concept de cohabitation forcée entre l’être maléfique qui terrifie tout un village depuis des centaines d’années et les trois gamines m’a bien plu. Les personnages sont vraiment atypiques, Sliter le premier. Delaney a inventé un nouvel être mi-loup, mi-humain, mi-chevalier, mi-Gandalf à la personnalité très ambivalente : volontiers cruel, mais aux sens de l’honneur et de la loyauté indéfectibles, partagé entre le mépris et l’affection pour ses compères humains. Et je ne parle pas de ses chouettes capacités magiques pour vous garder le suspense bien sûr. Si les fillettes font figure de pauvres bêtes menées à l’abattoir (et je parle surtout de la première), Nessa, l’ainée, se révèle vite pleine de ressource et de caractère.

Même si ce tome n’a rien à voir avec ce que j’ai déjà lu de l’Epouvanteur, on retrouve l’ambiance du conte horrifique, et les péripéties tout au long du voyage restent ancrées dans cette même tradition. J’ai pu déplorer quelques longueurs dans le récit mais le retournement de situation final m’a plutôt bluffé.

Une belle découverte jeunesse donc, dont le point fort est l’univers toujours travaillé, le bestiaire… en espérant qu’on retrouve Sliter à l’avenir dans la saga !

 

Joseph Delaney, L’Epouvanteur tome 11, Le Pacte de Sliter, Bayard Jeunesse.

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5 réflexions sur “The Big Bad Wolf and the three little pigs…

  1. Pingback: Focus sur... Le pacte de Sliter [Avis des blogueurs] | Fais-moi peur : le blog des livres à ne pas lire la nuit - Fais-moi peur

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