Soft power

La base de la base de la culture SF porte bien son nom : Fondation d’Isaac Asimov. Comme le genre m’intéresse vraiment beaucoup beaucoup, j’ai décidé de cesser d’être un noob en la matière et de m’attaquer au premier volume du cycle classique ultime. En toute humilité, j’ai trouvé ça pas trop crade. (Voire juste génial.)

SAMSUNG CAMERA PICTURES

(Mon Ellis chouchou derrière, c’est totalement gratuit. Enjoy.)

Treizième millénaire : à Trantor, capitale de l’Empire souverain de la galaxie, Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle susceptible de prédire l’avenir en fonction de variables liées à la psychologie des masses. Surnommé Cassandre, l’homme annonce que l’Empire déclinera pendant trois siècle avant de s’effondrer totalement pour laisser place à trente-mille ans de chaos avant la naissance d’un nouvel empire. Rien que ça. Le seul moyen de limiter les dégâts (un millénaire au lieu des trente prévus), serait de fonder une société nouvelle sur une petite planète éloignée où toutes les connaissances humaines seraient réunies dans une Encyclopédie. Sur Terminus, la Fondation au destin tracé d’avance est créée.

Bon on ne débattra pas ici de la qualité du bouquin, je crois que sa réputation est déjà faite, mais je vais pouvoir au moins vous dire pourquoi j’ai adoré. Comme ce sont initialement des nouvelles, on a affaire à un récit cohérent sur la création d’une nouvelle société sur une planète, mais qui s’étend sur plusieurs années, avec de larges ellipses. Forcément on suit le parcours de personnages, qui deviennent bien souvent des figures tutélaires du projet Fondation, et quelques pages plus loin, ces mêmes personnages sont déjà morts depuis longtemps. L’assemblage des nouvelles donne lieu à un mode de lecture aussi déstabilisant qu’intéressant.

Parce que ce sont moins les personnages et leurs affects (Ennemis du style clinique, oubliez Asimov) que les idées portées et les évolutions des sociétés qui nous intéressent ici. Ce qui m’a frappé, c’est combien l’auteur a pu être complet en si peu de pages finalement. Politique, religion, armée, diplomatie, sciences… Tous ces éléments sont évoqués et surtout mis en relation avec habileté, à travers de simples dialogues. Et bien sûr, l’idée prégnante reste encore « le savoir c’est le pouvoir » ou comment l’absence de connaissance crée la dépendance.

Ma conclusion (hormis le coup de coeur) sera la même que celle du dénommé Salvor Hardin : « La violence est le dernier refuge de l’incompétence. »

 

Isaac Asimov, Fondation (I), Folio SF

Publicités

4 réflexions sur “Soft power

  1. J’me disais bien avoir souvenir que tu l’avais lu. Je viens du coup de le terminer de mon côté et je te rejoins sur l’incroyable dextérité qu’Asimov a à raconter un récit riche en si « peu » de pages. C’est une très belle découverte, si bien que je me lance sans plus tarder dans la suite.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s