Home sweet home

Pour mon anniversaire, my love m’a offert le premier tome de la trilogie jeunesse Méto d’Yves Grevet, que je ne connaissais pas, ignare que je suis, et qui a remporté un tas de prix littéraires. Ce court roman, en plus d’avoir une couverture délicieusement rétro, m’a intrigué de bout en bout. *musique mystérieuse*

Dans une grande bâtisse coupée du monde, Méto et plusieurs dizaines d’autres  jeunes garçons vivent selon les règles extrêmement strictes qu’on leur impose. Ils ignorent d’où ils viennent, pourquoi ils sont aujourd’hui parqués dans « La Maison », mais ce qui est certain, c’est qu’un jour ou l’autre, lorsqu’ils seront devenus trop grands, ils seront expulsés. Et nul ne sait ce qu’il advient des enfants hors de La Maison… Méto, lui, a décidé qu’il obtiendrait des réponses, coûte que coûte.

La grande force de Méto, du moins de ce premier tome, c’est vraiment le suspense maintenu de bout en bout. J’ai débarqué dans l’univers de cette fameuse Maison comme si j’étais moi-même une nouvelle pensionnaire, écrasée par les règles sévères et absurdes, les sanctions, la peur constante des enfants… D’emblée, un climat très oppressant est instauré. Parfois, j’ai eu un peu de mal à suivre, puisque tous les gosses ont des pseudos antiques à la « Crassus », « Titus » ou encore « Bonusmalus »… Ah non, merde, ça c’est dans Astérix. Il est assez difficile de se souvenir qui est qui tant les règles de la Maison tendent à uniformiser les comportements et les personnalités. Cet aspect un peu « froid » de Méto pourra peut-être en rebuter certains, mais perso, j’ai trouvé mon compte ailleurs.

Il était intéressant de voir comment cette micro-société autoritaire fonctionne, et bien sûr, de suivre les différents comportements des garçons face à la tyrannie des adultes surnommés les César. Entre peur, rébellion, trahison… Méto doit apprendre à reconnaitre ses alliés et à organiser la résistance en secret. C’est la question du pouvoir et des responsabilités qui en découle qui est largement évoqué dans ce roman, et certains passages n’ont pas manqué de me faire penser à Orwell et à sa chère Ferme.

Beaucoup de questions restent à en suspens à l’issue du tome 1, aussi ai-je vraiment hâte de m’attaquer à la suite, en espérant que les personnages prennent quand même un peu d’épaisseur.

 

Yves Grevet, Méto, tome 1 La Maison, Pocket Jeunesse (poche). 

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