Gang de filles

Il fait beau, les oiseaux chantent, Djoko vient de fracasser sa raquette face à Wawrinka, et moi je vous parle de ma dernière découverte New Adult, Un site nommé désir de Lou Borgia. (Aucun lien de corrélation, enfin je crois.) Je remercie les éditions de La Musardine (que j’aime depuis La vie sexuelle de Blanche-Neige, ça je vous en parlerai sûrement un de ces quatre aussi, ma passion) pour ce service presse !

Lou a créé Un site nommé désir, site web détaillant allègrement la vie sexuelle des jeunes avec ses deux acolytes, Adèle, DJ dans une boîte de filles, et Victoire, qui n’a d’autres passions que sa propre personne. Considérée comme le gourou du sexe 2.0 par sa communauté, la jeune femme va pourtant être défiée par un internaute pourvu d’un avatar à tête de singe, Ventadour, qui la taxe d’imposture : il n’y aurait nulle trace de désir dans son site, et lui se propose de redéfinir le concept avec elle…

En lisant ce roman, j’avais vraiment l’impression de mater un film de filles français comme on les fait bien aujourd’hui, à la Sous les jupes des filles par exemple, à savoir un bon mix de rythme, d’humour, de dialogues un peu trash mais sans aucune vulgarité.

J’avoue m’être moins passionnée par les personnages et leurs histoires que par les différentes réflexions autour de la sexualité que le bouquin soulève. Les trois protagonistes, bien qu’elles m’aient fait rire, m’ont globalement laissée un peu indifférentes. Je n’ai pas réussi à m’attacher à leur personnalité ou à m’intéresser particulièrement à ce qui pouvait leur arriver, peut-être parce que je les ai trouvées un peu surréalistes parfois. Mais l’idée du site, et l’ancrage dans le réel vraiment bien vu (l’auteur-personnage, le livre à propos du site) m’ont bien emballés. Pleins d’aspects de la sexualité made in XXIème siècle (et d’avant) sont abordés dans ce bouquin, de la difficulté d’avouer sa bisexualité pour un garçon par rapport à une fille, en passant par le narcissisme, la course à l’orgasme et le sexe marketing absurde, jusqu’aux fantasmes les plus divers. Le tout est traité de façon très cash, drôle, et pas gnangnan. J’ai aussi aimé le contraste entre la crudité de certains dialogues et la délicatesse des scènes érotiques. Le fameux défi lancé par l’internaute mystère est aussi bien mené et m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. 

Une jolie découverte donc, car le fond et la forme m’ont beaucoup plu, en dépit des personnages auxquels je n’ai malheureusement pas été très sensible.

 

Lou Borgia, Un site nommé désir, La Musardine. 

 

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