Au bonheur des dames

Je termine mon objectif de Summer PAL (ouais déjà, il va falloir penser à en faire une autre) avec un classique ! Cet été, j’ai choisi de découvrir un nouveau bouquin de Maupassant parce que c’est un auteur que j’aime beaucoup, qui est extrêmement abordable et que je vous conseille si vous êtes un peu rouillé du classique comme moi pour une reprise en douceur.

Paris, fin de dix-neuvième, Georges Duroy est jeune, beau, mais fort désargenté. (Comprenez : le type crève la dalle sa grand-mère.) Un beau jour, il croise par hasard dans la rue un ancien camarade d’armée qui a réussit dans le journalisme et qui lui propose de lui ouvrir les portes de cette profession et de la société qui va avec. Mais ce sont les femmes qui vont lui permettre d’assouvir sa soif d’ascension sociale, et celui qu’elles nomment bien vite « Bel-Ami » n’ignore pas combien sa compagnie est désirée.

Le dix-neuvième, une histoire d’ascension sociale et la moralité oubliée au fond du caniveau : MA PASSION. C’est un type au fond du trou qu’on découvre, mais qui, déjà, semble posséder un potentiel de roublardise fort prometteur et on prend beaucoup de plaisir à le voir s’immiscer au coeur de la bourgeoisie parisienne et du journal La Vie française pour grandir toujours plus. Guère aimé des hommes, Duroy sait qu’il vaut mieux plaire à leur femmes, qu’elles seules possèdent le véritable pouvoir et l’influence nécessaire et il n’hésite pas à toutes les séduire, de façon plus ou moins platonique. Le keukin.

Avec cynisme, Maupassant nous dépeint une société où étiquette et bonnes manières côtoient adultère généralisé et consommation des amitiés. Bel-Ami est le symbole parfait de son époque, par son ascension fulgurante et ses relations froidement calculées. Le jeune héros un peu naïf se meut en une sombre figure tentatrice. (Le summum : la scène à l’église. Mais shhh.) Et cette fable réaliste n’aura peut-être pas l’issue morale qu’on aurait pu espérer…

J’ai fait de très belles découvertes avec des auteurs comme Zola ou Balzac, mais ne va pas s’en cacher, ce sont des lectures qui demandent de la discipline, qui demandent parfois des efforts assez considérables. Et c’est là que Maupassant me plait, parce qu’on retrouve ces fresques d’une époque sans avoir à passer par des descriptions de cent-vingt pages. Le style reste très simple, épuré, mais touche là où ça fait mal à chaque fois. Je vous le conseille vivement, tout comme Une vie ou encore Pierre et Jean, qui m’avaient scotchés.

J’en ai profité pour me faire l’adaptation avec Robert Pattinson, Christina Ricci, Uma Thurman et Kristin Scott Thomas qui est vraiment fidèle pour le coup. J’ai toujours du mal avec Pattinson que je trouve peu expressif mais ça reste une bonne adaptation et la BO est très chouette.

 

Guy de Maupassant, Bel-Ami, Hatier.   

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10 réflexions sur “Au bonheur des dames

  1. Je suis en prosternation continue quand je lis un bouquin de Maupassant, et ce fut le cas pour Bel-Ami. Amoral, mais on le suit quand même avidement ! Et effectivement, Guy fait partie des auteurs classiques… Mais ses histoires sont atemporelles, son style fluide, le tout se mélange très bien à la littérature de notre époque.
    Déjà lu les contes du jour et de la nuit ? Certains sont à se tordre de rire, d’autres à essuyer sa petite larme (Coco ! 😥 ).
    Ah, Guy ❤

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