La Banque des corps

Les diptyques YA me réussissant plutôt bien en ce moment (cf In the after), je n’ai pas pu résister quand je suis tombée sur le duo Starters/Enders chez le bouquiniste à un prix défiant toute concurrence. Cela faisait un moment que j’avais repéré ce petit diptyque de dystopie au concept ultra alléchant et je n’ai vraiment pas été déçue en refermant le premier tome.

Dans un futur proche, une guerre bactériologique a décimé une bonne partie de la population, n’épargnant que les êtres vraiment jeunes, les Starters, ou vraiment vieux, les Enders. Privés de leurs parents, Callie et son petit frère tentent tant bien que mal de survivre dans la rue, où règne la misère et loi du plus fort. Leur seule chance ? Un mystérieux institut appelé « La Banque des corps ». Callie va découvrir que certains Enders fortunés sont prêts à la payer grassement pour « louer » son corps et revivre une seconde jeunesse. Mais la location ne va pas se dérouler comme prévu, et Callie comprend vite que la femme qui l’habite a un sombre plan en tête.

C’est ce concept assez effrayant de location de corps qui m’a donné envie de découvrir Starters. Le roman entre directement dans le vif du sujet avec la découverte de cette industrie macabre où des jeunes qui meurent de faim sont contraints d’abandonner leur enveloppe charnelle pour quelques semaines en échange d’un peu d’argent. Lissa Price a réussi à créer une ambiance très particulière avec cette froide exploitation des corps, notamment lors des dialogues de « locataires » qui n’envisagent pas leur corps comme issus d’être humains mais comme de simples marchandises. C’est une société de consommation poussée à l’extrême que nous dépeint l’auteure et le plus flippant finalement, c’est que ce n’est pas si difficile à imaginer…

S’il y a déjà matière à écrire un bouquin avec ça, on entre en plus dans un thriller palpitant lorsque la location se met à buguer et que Callie reprend conscience alors qu’elle est habitée par son Enders. D’abord animée par le seul instinct de survie, Callie va être emportée malgré elle dans une machination autrement plus complexe. Je dois dire que je ne me suis pas ennuyée un seul instant pendant cette lecture. Mon seul petit hic perso était la romance un peu trop présente à mon goût mais elle prend un tournant si… intéressant que je ne peux même pas regretter cet aspect. (Ouais, je tease histoire de vous mettre le crocs.)

Je n’ai pas trouvé les personnages plus originaux ou attachants que ça, mais selon moi l’intérêt de Starters réside plutôt dans son univers. Le tout est porté par une écriture vive et simple, et l’auteure maitrise le suspense à merveille. J’ai hâte de lire Enders pour me faire une idée de l’ensemble, mais jusque là je vous conseille cette chouette dystopie au concept vraiment original.

 

Lissa Price, Starters, Collection R, Robert Laffont.

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