Le monstre sur le seuil

Si comme moi, tu es né dans les années 90 (#LeggingsImprimés #Minikeums #CoiffuresPalmiers), il y a peu de chance que tu sois passé à côté de la série d’horreur Chair de Poule, qui te forçait à vérifier qu’une éponge maudite ne se cachait pas sous ton évier ou que tes Barbies n’étaient pas animées par la soudaine envie de te trucider dans ton sommeil. Si cette collection jeunesse assez géniale tourne toujours, une petite nouvelle du genre fait son entrée en librairie ce mois-ci : j’ai pu découvrir le premier tome du Collège Lovecraft grâce aux éditions Bayard Jeunesse (Un grand merci !).

Matteo fait sa rentrée au collège Lovecraft : un établissement tout beau, tout neuf et ultra high-tech. Mais lorsqu’une avalanche de rats s’échappe des casiers le premier jour, le jeune garçon comprend vite qu’il n’est pas précisément tombé dans un collège comme les autres. Et ce ne sont pas les pièces  dissimulées dans la bibliothèque ou l’étrange comportement de Mr Gouille, son prof de science, qui vont dissuader Matteo de chercher à percer le secret des lieux…

Première chose, je dispose d’une version bêta, mais le roman a une couverture animée, qui transforme le gentil papy (quoiqu’il n’a pas l’air si sympa que ça non plus…) en diable, couverture qui devrait sans nul doute attirer les plus jeunes. (et les kidults dans mon genre)

Le roman s’ouvre sur le premier jour de Matteo dans un nouveau collège, où il ne connait personne sinon une vague brute qui l’a racketté toute son enfance. Mais la rentrée traditionnelle ne tarde pas à laisser place au mystère, et plusieurs phénomènes inexpliqués et inquiétants s’enchainent. Presque une aubaine pour ce gamin qui rêverait de vivre comme les héros de ses romans de science-fiction et de fantasy préférés… On ne s’ennuie pas avec cette histoire très rythmée qui nous plonge dans une atmosphère à la fois mystérieuse, inquiétante et totalement délirante. Le seul problème, à mon sens, c’est que les événements s’enchainent parfois trop rapidement, et même s’il s’agit d’un format court destiné aux dix-douze ans, certains passages auraient mérité d’être un peu plus étoffés afin de rendre le récit plus crédible. Il n’empêche que j’ai passé un bon moment avec ce cher Professeur Gargouille, même si je n’ai pas trouvé, au final, une grande originalité à l’intrigue.

Dernier détail appréciable, l’auteur ne lésine pas sur les références, à commencer par l’hommage ultime rendu à Lovecraft dans le nom même de la saga. Charles Gilman fait une belle place à la lecture, aux bibliothèques et aux auteurs, et on se dit que son Collège Lovecraft pourraient bien donner envie aux jeunes lecteurs de se tourner plus tard vers les grands noms des littératures de l’imaginaire.

 

Charles Gilman, Le Collège Lovecraft, tome 1 Professeur Gargouille, Bayard Jeunesse. 

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10 réflexions sur “Le monstre sur le seuil

  1. Je suis un peu plus vieille mais j’ai quand même connu cette série et j’en je garde un très bon souvenir. J’avais d’ailleurs fait l’acquisition de qq titres sur une brocante.
    Enfin bref tout ça pour dire que je note ce titre pour une prochaine tournée librairie (et je pense que ça plairait à ma fille)

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  2. Et voilà, je me suis maté direct le générique de « Fais moi peur ». On me demande souvent pourquoi j’ai peur des clowns, des pantins, des araignées… Faut pas chercher plus loin, « Chair de poule » & co a créé toute une génération de névropathes !
    Dis, pour la couverture comment ça marche l’animation ?

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