Que será, será…

Ça commençait quand même à faire un bail que je n’avais pas tué un livre (métaphoriquement, don’t worry, j’aime beaucoup trop mes petits trésors). Je me suis plongée dans le premier tome d’Endgame, l’Appel de James Frey et Nils Johnson-Shelton et dès les premières pages… Disons que j’ai été aspirée dans un autre espace-temps. Un immense merci à Elise ainsi qu’aux éditions Gallimard Jeunesse pour cette lecture !

(Et puis des bouquins aussi beaux, on en veut bien tous les jours dans sa bibliothèque, hein.)

Quand des météorites s’abattent brusquement aux quatre coins du globe, provoquant des pertes humaines sans précédent, personne ne comprend ce qui se passe… Ou presque. Les douze Joueurs, héritiers de lignées très anciennes, savent, eux, que c’est le signal. Le début d’Endgame, le jeu de la fin du monde cruel organisé par les êtres supérieurs qui les ont créés il y a des millions d’années. Un seul Joueur peut espérer remporter la compétition et sauver le peuple issu de sa lignée en récupérant trois clés. Résoudre les énigmes, former des alliances ou s’entretuer… No rules for the kids.

Très honnêtement, je m’attendais à de la dystopie accrocheuse, mais peut-être un peu banale au vu du résumé à la Hunger Games. MAIS POINT DU TOUT MRS PREJUDICE. Endgame est un bon exemple de ce que le Young Adult a de très bon à offrir pour un paquet de raisons que je vais m’empresser de dérouler ci-dessous.

On suit douze ados, entre treize et dix-neuf ans, dispersés sur la planète, qui sont les derniers êtres à avoir été choisis comme potentiels Joueurs par les Hauts-Conseils de leur familles respectives. Manque de chance, c’est sur eux que ça tombe : les Dieux ou Toute-Autre-Force-Supérieure-Visiblement-Pas-Très-Cool ont décidé de lancer Endgame et tous sont appelés en Chine où leur lutte sans merci va pouvoir commencer. On saute de personnage en personnage, grâce à des chapitres très courts, et on se rend vite compte qu’on est pas dans une histoire mimi-tout-plein. Les douze Joueurs sont entrainés depuis l’enfance et ce sont tous des tueurs, qui comptent mettre à profit leur talent avec plus ou moins de plaisir. (Comprendre : Alerte aux psychos !) Tous élaborent des stratégies différentes, entre alliances plus ou moins temporaires, affrontements sanglants ou réflexion en solitaire, et on voyage avec eux à travers le globe au gré de leurs découvertes. J’ai aimé suivre cette galerie de personnages cosmopolite, sans stéréotype. On sent que les auteurs n’ont pas eu peur de mettre en avant des adolescents, voire des enfants vraiment pas nets et ça, c’est original. Je vous rassure, certains sont quand même à peu près fréquentables. (C’est aussi pour ça, par contre, qu’on frôle la littérature adulte et que je ne le recommanderais pas aux plus jeunes perso.)

J’ai été captivée de bout en bout. Et je pense que c’est grandement lié à l’écriture nerveuse, truffée de chiffres et de codes et au rythme assez incroyable maintenu tout au long du récit. C’est quand je suis arrivée au stade du « Il est une heure du mat’ et tes yeux te piquent, tu ne comprends plus qu’un mot sur quatre tellement t’es à la ramasse mais tu t’entêtes à lire. » que je me suis dit que c’était un bon bouquin.

Vous l’aurez compris, ce premier opus est tagué #CoupDeCoeur et fort heureusement, le tome 2 est déjà chez bibi.

 

James Frey et Nils Jonhson-Shelton, Endgame tome 1, L’Appel, Gallimard Jeunesse. 

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