Au-delà de la barrière…

Respirer, et reprendre.

Cette année, j’ai eu un joli coup de coeur pour une dystopie young adult toute en subtilité, The Book of Ivy d’Amy Engel. La suite (et fin puisqu’il s’agit d’un diptyque), The Revolution of Ivy, vient de paraitre en ce début de mois de novembre et faisait partie de mes « sorties-à-lire-absolument-et-attendues-comme-le-messie ». Encore un grand merci aux éditions Lumen pour cette lecture ! Comme pour toutes les suites, be careful risque de spoil !

Et avant toute chose, je tenais à saluer le travail d’illustration réalisé par Mélanie Delon qui nous a offert des couvertures juste splendides et tellement… tellement badass.

Depuis qu’elle a été expulsée de Westfall, Ivy, successivement fille, épouse, assassin et traitresse, ne peut plus compter que sur elle-même. La jeune fille ignore ce qui l’attend derrière la barrière, ultime rempart entre son ancien foyer et le désert aux mortelles promesses. Pourtant, elle est bien résolue à trouver à boire, à manger, un abri et peut-être même la trace des anciens condamnés. Et toute à sa survie, Ivy ignore que l’allumette qu’elle a craqué à Westfall pourrait bien finir par tout embraser…

Ceux qui auraient pu peut-être reprocher au premier tome un manque d’action (de type roulade arrière sur l’aile d’un boeing 747) seront, je pense, agréablement surpris par ce second tome qui attaque tout de suite dans le vif du sujet : Ivy, seule, dans le vaste monde post-apocalyptique qui entoure Westfall. Pas le temps de pleurer son amour perdu, la trahison de sa famille ou de regretter le confort de sa petite maison, l’urgence, c’est la survie, et notre héroïne va vite (cruellement) le comprendre.

Une belle réussite encore pour Amy Engel qui nous prouve que le genre de la dystopie peut être réinventé, tout en sobriété. C’était vraiment l’un des gros points positifs que j’avais pu soulever dans le premier tome et ici, l’auteure nous plonge dans une nouvelle dimension de son histoire, celle de la survie, sans jamais perdre de vue le parcours personnel de son héroïne ou tomber dans la surenchère de péripéties. Cela aurait pu être fade, mais non. On se passionne pour l’histoire de notre chère Ivy du début à la fin. A mon humble avis, l’écriture qui se veut authentique et intime y est pour beaucoup. Une large part du récit laisse place à l’introspection, au doute pour notre héroïne qui doit apprendre peu à peu à abandonner les mensonges qui lui seyaient comme une seconde peau. Ce qui aurait pu m’ennuyer ailleurs m’a captivée. (Raison number one pour suivre l’auteure de près à l’avenir)

De nouveaux personnages entrent en scène, et l’alchimie avec Ivy est quasi palpable, d’autant que les événements vont gentiment se corser pour tout le monde… à Westfall ou ailleurs, avec une fin… Disons, saisissante. Ce qui m’a peut-être manqué pour atteindre le coup de coeur que j’avais eu pour The Book of Ivy c’est la dimension féministe, certes toujours présente, mais mieux traitée dans le premier opus à mon sens.

Après In the After c’est un deuxième très bon diptyque made in Lumen que j’ai dévoré et que je vous conseille vivement !

 

Amy Engel, The Revolution of Ivy, Lumen.

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