Septième art

Si comme moi, vous aimez flâner en librairie (en te promettant de juste REGARDER HEIN J’ACHETE PAS, T’FACONS J’SUIS DEJA DANS L’ROUGE pour finalement repartir avec douze bouquins, des gommes parfumées et soixante-douze nouveaux titres pour ta wishlist parce que t’as été raisonnable) et bien vous n’avez sûrement pas manqué de voir fleurir les traditionnelles sagas de l’été depuis quelques semaines. Cette année, on m’a proposé de découvrir le premier tome de la trilogie Movie Star, la saga chick-lit/new adult d’Alex Cartier. Je remercie Elise et les éditions Belfond pour cette découverte, même si (spoiler alert) je suis malheureusement passée à côté…

Ophélie est une jeune attachée de presse de cinéma parisienne, qui partage sa vie entre son chat Roméo, sa meilleure amie très libérée et le début d’une idylle naissante avec un dénommé Christophe au charme geek indéniable. Mais Ophélie a toujours gardé en tête son fantasme d’adolescente, l’inaccessible acteur  Michael Brown. Naturellement, lorsqu’elle apprend qu’il se rend au festival de Deauville, la jeune femme supplie son boss de la mettre sur le coup. S’il préfère lui offrir l’opportunité de s’occuper d’une autre actrice internationalement connue, la jeune femme ne va pas passer inaperçue aux yeux de son idole.

Bon, voilà, il est vrai que de base, ce n’est pas trop ma came. Mais en même temps, certaines sagas new adult m’ont carrément séduites (vous êtes biens placés pour témoigner de ma passion Beautiful pour ne citer qu’elle) et puis j’ai d’emblée trouvé la couverture « magazine » très assumée, assez attractive… Disons que j’avais envie de me laisser séduire par une petite lecture d’été pas prise de tête quoi.

Au début, le constat a été plutôt très positif. On est plongé dans la tête et le quotidien ultra parisien d’Ophélie, sous la forme du journal pour lequel Alex Cartier a opté. L’écriture est vivante, rythmée, et l’auteur ne manque pas d’humour. J’ai pris du plaisir à suivre la petite histoire d’amour d’Ophélie, ses réflexions sur les techniques d’approches, sur le couple, et le personnage de Laure qui est la fille spirituelle de Samantha Jones apporte son lot de répliques cultes. En plus de cela, dès le début, le roman est jalonné de références cinématographiques, ce qui permet à une intrigue initiale somme toute assez traditionnelle de se singulariser.

Etrangement, j’ai commencé à décrocher totalement lorsqu’on entre dans le vif du sujet. A partir  du moment où Ophélie débarque à Deauville et où toute l’affaire Michael Brown se met en place, j’avoue que je n’ai plus du tout adhéré. La jeune femme parait avoir régressé de dix ans, oublie son mec en une demie-seconde pour l’archétype de la star parfaite. Il y a un vrai décalage pour moi entre le récit « pour pré-adolescentes » (je mets ça entre douze guillemets parce que des pré-adolescentes, y’en a pas qu’un genre hein) et les scènes de sexe assumées clairement destinées à un public adulte. Et puis arrivée aux cinquante dernières pages, j’ai carrément fini en diagonale tant l’issue m’a semblée abracadabrante.

Evidemment, ce n’est que mon avis, je vous invite à aller flâner du côté de Babelio ou Livraddict où cette saga a reçu des notes et chroniques autrement plus élogieuses. Pour ma part, en dépit du style plutôt accrocheur et de l’ambiance ciné sympa, ça s’arrêtera là.

 

Alex Cartier, Movie Star, Saison 1 Deauville, Belfond.

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