« Ici, tout le monde est fou. »

Parce qu’une petite excursion touristique à Arkham ne se refuse jamais, ce soir sur le blog, on parle Batou (même s’il se fait discret) et fêlés du bulbe (moins discrets tout de suite) dans Les Patients d’Arkham, avec Ryan Sook au dessin et Dan Slott au scénar.

Warren White, dit « Le Requin Blanc » est un escroc de première catégorie mais il a toute sa tête. Il est loin de se douter de ce qui l’attend après avoir plaidé la folie pour échapper à la sentence qu’il mérite. Ce n’est qu’en faisant ses premiers pas au sein de l’asile d’Arkham et en découvrant ses charmants nouveaux colocataires que Warren prend conscience de son erreur… Car personne ne reste sain d’esprit bien longtemps en ces lieux.

Difficile de résister à un comics sur Arkham, surtout après le chouette historique des lieux que nous propose l’éditeur en guise d’intro. Cette institution incontournable de l’univers de Batman a de quoi nourrir les histoires les plus dingues, les plus sordides aussi, et j’ai particulièrement apprécié ce que nous proposent Dan Slott et Ryan Sook dans Les Patients d’Arkham.

On découvre donc ce cher Warren, un type vraiment délicieux (hum) qui s’imagine intouchable, et qui, hyper confiant, plaide la folie lors de son procès. Quand le juge déclare « Voyez-vous, dans cette ville, il est sans doute moins dangereux d’être déclaré coupable que fou. », notre homme ne voit pas bien où il veut en venir. D’ailleurs, Arkham, bon, il n’en a jamais entendu parler. Page suivante : Warren va comprendre sa douleur.

A travers le destin de cet escroc surpuissant réduit à l’état de « viande fraiche », les auteurs ont fait le choix de mettre en lumière des personnages plus méconnus tels que le doux Humpty Dumpty, le moins doux Killer Croc, Jane Doe… On retrouve également le Joker, Double-Face, Pison Ivy, Nygma et autres stars ayant pété la carafe mais ces personnages emblématiques font plutôt de brèves apparitions, et si c’est avec plaisir qu’on tombe sur leur trognes, j’ai vraiment apprécié qu’on nous propose autre chose aussi.

Il est assez fascinant de suivre le parcours de Warren, qui s’il n’arrive d’abord pas à accepter sa situation doit bien se résoudre à survivre entre ces murs. L’homme qui sait bien qu’il est le seul à être sain d’esprit ici va bien devoir trouver un semblant de protection quelque part. Mais au milieu de tous ces sociopathes, à qui peut-il vraiment se fier ? Warren va être confronté à plusieurs d’entre eux, et tous auront un avis bien tranché à son propos, l’une des idées les plus puissantes du comics d’ailleurs.

J’ai d’abord eu du mal à me faire au dessin, tout en contrastes marqués et en ombres, et puis finalement j’ai trouvé qu’il portait à merveille le récit et l’ambiance de cet asile, qui loin de soigner, rend littéralement fou. Sombre, tortueux à souhait, le coup de crayon s’adapte aussi de façon assez magique aux changements de ton. Je pense notamment au Gotham fou et naïf d’Humpty Dumpty (super personnage).

Je conseille vivement mes licornes !

 

Dan Slott, Ryan Sook, Les Patients d’Arkham, Urban Comics.

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4 réflexions sur “« Ici, tout le monde est fou. »

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