« Je suis le vent… Je suis la mort. »

Je suis ravie de vous reparler de littérature young adult ce soir, parce que bon, c’est comme les licornes, ça fait un peu partie de l’ADN du blog quoi ! J’ai refermé il y a quelques minutes à peine le tome 2 de la saga The Generations, Alight de Scott Sigler, qui, je vous l’annonce déjà, n’hésite pas à jouer avec nos nerfs sur la fin. Un grand merci aux éditions Lumen pour cette lecture !

(Avertissement habituel : une #chroniquetome2, d’inévitables #spoilstome1 !)

Après s’être éveillés dans des sarcophages, après l’errance au coeur d’un labyrinthe de béton, après la lutte contre les Adultes et l’atroce découverte de leur nature de simples enveloppes corporelles destinées à la survie d’êtres millénaires et répugnants, les jeunes survivants menés par Em n’avaient qu’un objectif : quitter le vaisseau de mort et prendre une navette direction Omeyocan. Ce n’est qu’en débarquant sur cette supposée terre promise, qu’ils prennent conscience que la planète leur est totalement inconnue. Nul ne savait à quoi s’attendre, mais aucun d’entre eux n’avait imaginé ces forêts et ces ruines à perte de vue. Quels secrets Omeyocan recèle t-elle ? Partagés entre les exigences de la survie et les luttes de pouvoir, les jeunes Cercles ignorent ce qui se cache là-dehors.

Comme je vous le disais, j’avais fait une petite pause YA depuis quelques mois, et je voulais m’assurer que la reprise serait à la hauteur de ma passion pour le genre. Aussi ai-je été ravie de pouvoir découvrir la suite d’Alive, qui était un thriller SF hyper-musclé, à l’intrigue captivante et aux personnages finalement très originaux et sombres. J’avais quitté mes héros au front marqué de différents cercles alors qu’ils faisaient cap sur une planète inconnue, une planète qui leur avait été présentée comme la leur. Dans ce tome 2, on débarque donc sur la fameuse Omeyocan, mais très vite, le jardin d’Eden que certains s’étaient imaginés se révèle être un territoire beaucoup plus complexe. Des ziggurats (pyramides à étages – ouais, je sais, le vocab’ de la prof de français de terminale L en fin de journée c’est pas cool) et de la végétation à perte de vue… C’est une cité morte que découvre notre petite groupe. Mais comme aucun retour en arrière n’est possible, il va bien falloir organiser la survie sur place.

Au-delà de l’établissement de cette nouvelle population, de la recherche de nourriture, d’eau potable, de la reconnaissance du terrain, Em comprend qu’il va lui falloir assurer sa place de chef et son autorité sur un groupe qui n’a cessé de grandir depuis le jour où elle s’est « éveillée ». J’ai retrouvé l’immense soin qu’apporte l’auteur à décortiquer les enjeux de pouvoir entre les différents personnages, mais de façon encore plus intense. Face à la peur, à l’inconnu, ce sont de nouvelles forces qui s’élèvent, notamment celle de la religion incarnée par la foi d’Aramovski, un jeune survivant à l’aura indéniable bien décidé à avancer ses pions sur l’échiquier. Sur cette nouvelle planète, le danger s’incarne donc de différentes façons, toutes plus insidieuses les unes que les autres.

Ce deuxième tome est juste passionnant, et comme son prédécesseur, nous réserve son lot de révélations et de rebondissements jusqu’à la fin, mais à mon sens, il est surtout hyper ambitieux. C’est bien de société de classes que nous parle Scott Sigler, de la difficulté à choisir sa propre voie lorsque tout nous prédestine à en suivre une autre. L’auteur ne bascule jamais dans la facilité, et même lorsque les camps semblent bien marqués, les « méchants » tout désignés, il n’hésite pas à proposer toute une palette de couleurs lorsqu’il s’agit de ses personnages.

Alight est vraiment un équilibre parfait entre divertissement, action et réflexion sur l’humain. Et puis cette fin… Comment ne pas avoir envie que le tome 3 se matérialise comme par magie entre ses mains ?

 

Scott Sigler, Alight (The Generations tome 2), Lumen.

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