« Personne ne peut porter longtemps le masque. »

Entamons la semaine avec une bonne dose de badassitude, voulez-vous ? Je me suis jetée sur le second volet du premier arc de Lady Mechanika ce mois-ci, ayant été littéralement subjuguée par le premier volume, un petit bijou steampunk.

Au beau milieu de la foule rassemblée pour le Mechani-Con, Lady Mechanika et son fidèle acolyte Lewis ont les yeux rivés sur l’engin volant extraordinaire de Lord Blackpool, l’Hélio-Krak. Le soir-même, quelques rares élus munis d’une invitation auront l’honneur d’assister à un bal masqué à son bord. Persuadée que c’est à cet endroit précis qu’elle pourra en savoir plus sur l’affaire Séraphina, Lady Mechanika est bien décidée à faire partie de la fête…

Visuellement, le moins que l’on puisse dire, c’est que Joe Benitez et Peter Steigerwald mettent la barre très, très haut. J’avais déjà été soufflée par l’esthétique steampunk du premier volet de Lady Mechanika, mais là, pour moi, on est encore au-dessus, et c’est aussi grâce au joli travail d’édition qui a été fait. En plus d’avoir proposé à leurs lecteurs de choisir la couv de cette deuxième partie du Mystère du Corps mécanique (j’avais voté pour celle-là, je suis donc ravie), les éditions Glénat nous offrent encore un très bel objet. Je pense notamment aux couv’ alternatives et aux contributions d’autres illustrateurs à tomber par terre…

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Chaque planche est une petite oeuvre d’art qu’on pourrait admirer pendant des lustres, d’autant qu’avec cette ambiance de bal masqué, on sent bien que Benitez et Steigerwald ont vraiment pu s’éclater. Mais quid (Oh quel beau pronom interrogatif) du scénario ? On reprend l’histoire pile là où elle s’était arrêtée dans le précédent volume, avec la découverte de l’impressionnante machine de Blackpool. Notre héroïne sent bien qu’une part du mystère se cache là-haut, mais soirée ultra V.I.P oblige, notre chère Lady Mechanika et sa tendance à fouiner partout ne sont point invitées. Cordialement. On imagine bien que ce genre de détail ne va pas décourager la belle, et avec un peu d’ingéniosité, de chance et l’aide de son camarade inventeur, Lady Mechanika se retrouve incognito au beau milieu de la foule des privilégiés masqués.

J’ai retrouvé tous les éléments qui m’avaient plu, le mystère, les machines, les ombres inquiétantes, ce qu’il faut action et de rebondissements avec une nette amélioration au niveau de la clarté des dialogues, sans que cela n’affecte l’originalité de la narration. En revanche, j’ai quand même trouvé l’intrigue un peu légère et je suis restée sur ma faim. Autant le premier tome nous faisait grâce de plusieurs tableaux qui rendaient l’enquête palpitante, autant là, on en ressort avec l’impression de ne pas avoir avancé des masses quoi… De ce point de vue, j’ai été assez déçue.

Il n’empêche que je lirai la suite avec plaisir, en espérant retrouver un peu plus de densité au niveau du scénar. Mais c’est vrai que c’est tellement beau… Et notre Lady Mechanika est tellement badass… Bah on veut la suite quoi.

 

Joe Benitez et Peter Steigerwald, Lady Mechanika, Le Mystère du Corps mécanique 2, Glénat Comics 

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