Pink flamingo

Time to celebrate mes licornes ! Je suis ravie de poster ma toute première chronique de lectrice Charleston pour vous parler du premier roman d’Anne de Kinkelin, L’Année du flamant rose, finaliste du Prix du Livre romantique, qui sort aujourd’hui, genre right now, genre sans plus attendre en librairie.

Louise sort d’une rupture difficile mais sans drame, et pendant la lente agonie de son couple, sa créativité de joaillière semble l’avoir quittée. Mais comme ses deux amies Ethel et Caroline, elle veut encore croire qu’une belle histoire d’amour est là, quelque part, même si les trois jeunes femmes semblent s’être éloignées de leurs espoirs il y a longtemps. Dans la petite rue parisienne où elles tiennent toutes trois leur atelier, sous le regard bienveillant de l’étrange flamant rose empaillé de Louise, tout semble possible à nouveau.

Ce que je retiendrai surtout du roman d’Anne de Kinkelin, c’est cette ambiance intimiste qu’elle instaure dès les premières pages. En ouvrant L’Année du flamant rose et en découvrant cette petite rue parisienne et les ateliers artisanaux de ces trois femmes, c’est comme si on entrait dans un théâtre ou dans un film de Jean-Pierre Jeunet. L’auteure a un sens de l’esthétisme rare, avec ce qu’il faut de surréalisme et de clichés romantiques pour nous donner envie de rester des heures auprès de ses personnages dans ce cadre poétique.

Louise fabrique de jolis bijoux pour les amoureux, Caroline répare bien volontiers des recueils de poésie et Ethel est une magicienne du corset, transformant n’importe laquelle de ses clientes en femme fatale. J’ai adoré la façon dont l’auteure nous présente ces petites mains au service de l’amour et de la sensualité dont elles sont pourtant exclues. Dans un langage poétique bien à elle, avec le sens du détail, Anne de Kinkelin nous immerge ainsi totalement dans son récit, du moins au départ. Car la suite et fin du roman ne m’ont en revanche pas vraiment convaincue. La « renaissance » de nos trois amies est intéressante, mais les histoires d’amour qu’elles vont vivre sont souvent précipitées, peu crédibles. Je pense notamment aux différents personnages masculins pour qui il est difficile d’éprouver de l’empathie. Et que dire du point final du roman qui m’a laissée on-ne-peut-plus dubitative…

J’aurais été entièrement séduite par ce roman à l’atmosphère chaleureuse, romantique et délicieusement intemporelle, porté par un style très poétique si seulement l’intrigue amoureuse avait été un peu plus fouillée. En définitive, ce roman ne manque pas de qualité mais on en ressort avec un gout d’inachevé.

 

Anne de Kinkelin, L’Année du flamant rose, Charleston

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