Keep crazy and kiss your puddin’

Cela fait plusieurs jours que la très mauvaise idée de me retaper tout Batman la série animée me trotte dans la tête. Et il s’agit vraiment d’une très mauvaise idée parce que, bon… Comment dire que je n’ai pas le temps ? Mais ça, c’est la faute à Paul Dini et Bruce Timm, que j’appellerai LES VRAIS et qui m’ont ramenée direct à l’époque des Minikeums et du bol de céréales devant mon épisode de Batou avec Mad Love, ma dernière lecture comics en date.

Après qu’une énième intervention agaçante de Batman a contrecarré les plans meurtriers du Joker, ce dernier se jette à corps perdu dans les plans les plus fous visant à éradiquer son ennemi intime. Harley Quinn, cette ex-psychiatre devenue complètement marteau, est quant à elle désespérément amoureuse de son mentor et n’espère qu’une chose, le voir épouser d’autres rêves au sein desquels elle occuperait une place de choix. Et si elle s’attaquait à l’origine du mal ? En éliminant définitivement la chauve-souris, elle prouvera une bonne fois pour toutes à son « puddin » qu’elle n’est pas une bonne à rien, et ils pourront enfin vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants… Non ?

J’ai beau adorer les nouveaux visages de notre chère Harley, je ne peux pas m’empêcher de leur préférer pour toujours l’originale. (Mon côté sentimental de kid des 90′, je vous ai parlé de France 3 et des bols de céréales toussatoussa…) Les créateurs du meilleur dessin animé de la planète se sont un jour posés pour se demander quelle était, au fond, l’histoire de ce side-kick du crime et de la vanne tout droit sorti de leur tête. Et bim ! Mad Love était né. Un peu plus de soixante pages sur l’origine d’Harley et les dangers de l’amour à sens unique selon Paul Dini.

Persuadée que Batman est l’unique source de son malheur, Harley se la joue pour une fois en solo et décide d’outrepasser la hiérarchie pour libérer le Joker d’une obsession somme toute assez malsaine. On pourrait presque croire à une histoire d’émancipation mais Paul Dini et Bruce Timm nous racontent surtout le tragique et pathétique destin de l’Arlequine. Qu’il la rabaisse en permanence, l’envoie valdinguer dans les escaliers ou nie simplement son existence, rien ne pourra entamer l’énergie que la jeune femme est prête à fournir pour maintenir ce semblant de « relation ». Et tout au long, c’est toujours à la fois drôle et triste.

Si comme moi, vous êtes fan de la Harley clownesque et super sexy (un peu trop pour une série pour enfant, mais CA PASSE et c’est toute la magie de l’affaire), adepte du calembour foireux qui n’a jamais grâce aux yeux du maitre en la matière et enchainée à une histoire d’amour insatisfaisante du point de vue de… Bah de l’absence de sentiments chez l’autre partie concernée, vous allez trouver que soixante pages, c’est bien trop court.

L’édition chez Urban, toujours soignée, nous propose aussi la version encrée, les travaux sur la couleur et deux mini-histoires avec Batgirl et Poison Ivy.

Mad Love est un vrai classique à avoir chez soi donc, et en attendant, on se retape le petit générique qui va bien. *sort les chocapic*

Paul Dini, Bruce Timm, Mad Love, Urban Comics

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8 réflexions sur “Keep crazy and kiss your puddin’

  1. Nan mais tu sais que je me suis fait EXACTEMENT la même réflexion niveau rematage de la BASE après avoir vu Suicide Squad ? J’ai même commencé à me « procurer » les 30 premiers épisodes… Disons que je ne suis PAS SORTIE de l’auberge. Bref. Du coup, bah tu penses bien que ce petit comics je l’ai dans ma Wish depuis une ÉTERNITÉ.
    (il y a beaucoup trop de capitales dans ce commentaire)

    Aimé par 1 personne

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