Muladhara

Après le thriller, pour les recommandations de l’été, on s’attaque au fameux genre « feel-good », expression qui fleurit partout partout depuis quelques années déjà. En tant que lectrice Charleston, j’ai pu découvrir le nouveau livre de Donatella Rizzati, La petite herboristerie de Montmartre, roman plus feel-zen que feel-good à mon humble avis !

Paris, 2004. Eprise de naturopathie, Viola a quitté son Italie natale pour étudier cette discipline, loin des ambitions plus traditionnelles que son père avait pour elle. Dans la capitale française, Viola tombe par hasard sur une petite herboristerie pour laquelle elle a un coup de coeur immédiat. Une fois diplômée, la jeune femme rentre à Rome où elle fait la rencontre de celui qui sera son futur mari et avec qui elle vivra une histoire d’amour parfaite pendant six ans, jusqu’au décès de ce dernier. Viola, qui a perdu tous ses repères, ne conserve qu’un seul instinct, celui de retourner à Paris et de retrouver la petite herboristerie…

Avis aux fans d’huiles essentielles, de médecines alternatives ou juste de petits sanctuaires parfumés, de rayonnages de savons, d’herbes en tous genres et de tisanes aux multiples vertus… La petite herboristerie de Montmartre, comme son titre l’indique, devrait vous plaire.

Notre héroïne, Viola, est une italienne exilée à Paris pour la seconde fois, et cette fois, c’est un choix qui s’est plus ou moins imposé à elle. Après le décès brutal de son mari, dont on apprendra les circonstances exactes au fil du récit, elle ressent le besoin de retrouver les brefs instants heureux vécus à Paris, au coeur d’une petite herboristerie hors du temps, nichée rue Lepic. En lâchant enfin prise, en ne fuyant plus mais en acceptant son deuil, Viola pourrait bien renaitre d’une façon inattendue.

La petite herboristerie de Montmartre est un roman qui mêle drame personnel et intrigue un peu plus « chick-lit » mais qui tire toute son originalité de l’omniprésence des plantes. Je pense au cadre bien sûr, à la passion et au métier de Viola mais aussi à une jolie idée de l’auteure : Donatella Rizzati a intégré un peu partout dans son roman des recettes de tisanes, de crèmes ainsi que des fiches d’iridologie (une science que je ne connaissais absolument pas avant d’ouvrir ce roman !), des conseils pour ouvrir ses chakras… Et bien sûr, ces petits bonus sont toujours placés à propos, en lien direct avec l’évolution de l’intrigue.

En plus d’être une jolie histoire de femme et romance, La petite herboristerie de Montmartre m’a furieusement donné envie de green, de bien-être, (bref d’une virée à Nature & Découverte quoi, mais si vous savez quand vous jouez avec les fontaines en bamboo et quand vous écoutez les CD de pluie) et je suis sortie étonnamment détendue de cette lecture. Si je devais le relire, je l’emporterai volontiers en vacances pour une vraie bouffée d’air frais, parce que ce bouquin, c’est comme une petite pause bien méritée.

 

Donatella Rizzati, La petite herboristerie de Montmartre, Charleston

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