One day we’ll be old

Ca y est, elle est revenue cette maudite mélancolie de fin de saga… Si vous avez mis votre petit nez dans cette chronique-ci et cette chronique-là, vous savez bien que je suis tombée amoureuse de la saga de Scott Sigler, The Generations. Dans le cas présent, j’aurais bien modifié la définition d’une « trilogie » pour obtenir quelques tomes supplémentaires, mais il parait qu’on ne peut pas tricher avec Le Petit Robert, so… L’histoire d’Em et de sa bande s’achève sur Omeyocan avec Alone. Je tiens vraiment à remercier les éditions Lumen, en particulier Emily, pour la découverte de cette saga, tellement intense de la première à la dernière page.

Em et son peuple sont parvenus à maintenir une paix fragile avec le peuple des Albonden sur la terre qui est maintenant la leur, Omeyocan. Mais si la trahison et la soif de pouvoir d’Aramovski semblent belles et bien derrière eux, un nouveau danger les guette tous. Leurs radars ont identifié plusieurs vaisseaux qui se dirigent droit sur eux et il n’est pas difficile d’imaginer que leurs intentions sont mauvaises. Sur Omeyocan, un climat étrange s’est installé, exacerbant les tensions et la violence entre les survivants. Est-ce l’imminence d’un nouvel affrontement sanglant qui leur monte à la tête ou bien cette vieille légende du Dieu du sang qui revient les hanter ?

On le savait depuis le premier opus, Scott Sigler A-DO-RE nous balader. Avec cet auteur, il n’est pas rare qu’on navigue à vue, pas certains de connaitre la destination, mais lui sait exactement où il nous embarque, et en général, ça va très très loin. Ce final m’aura convaincue de son talent. Plusieurs fois pendant ma lecture, je me suis posée, en me disant « Mais cette histoire est complètement dingue, c’est pas possible, ça va forcément tomber dans l’incohérence totale ! » et puis… pas du tout. Scott Sigler distille ses révélations pour tisser une intrigue complexe, nourrie des codes modernes de la dystopie young adult mais aussi d’une SF vintage jubilatoire (amis de l’aventure et des créatures aliens, vous allez adorer).

Pas de répit pour les braves, alors qu’ils viennent juste de survivre à une guerre qui les a tous laissés meurtris, nos héros doivent faire face à une nouvelle menace qui vient des airs, cette fois. Ils doivent se préparer, à quoi, il l’ignorent, mais pas question de rester les bras croisés. Je n’en dévoile pas davantage, mais ce troisième tome n’a pas à envier ses frères ainés question action. L’auteur s’est même appuyé sur les conseils de retraités des Forces Spéciales américaines pour son bouquin, et ça se sent. Certains passages pourront paraitre un chouïa arides à certains lecteurs, mais perso, c’est aussi ce qui me fait aimer cette saga. Prenez le personnage d’Em, par exemple, au premier plan dans cette saga, leader de son peuple et narratrice à la première personne. L’auteur a clairement fait le choix de l’éloigner des standards du genre, quitte à sérieusement entamer l’empathie que le lecteur devrait naturellement avoir pour elle, mais encore une fois, c’est ultra cohérent, au regard de ses fonctions et de l’évolution de son personnage.

J’ai adoré cette saga de bout en bout parce que Scott Sigler nous offre du divertissement à l’état pur, une intrigue qui va tellement loin qu’on en a le vertige et surtout parce qu’il a ce joli don de nous surprendre à chaque fois. Please, monsieur, écrivez encore tous pleins d’histoires.

 

Challenge des Irréguliers de Baker Street +1 : Le dernier problème

 

Scott Sigler, Alone, The Generations tome 3, Lumen

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