« Le bonheur est un ange au visage grave. »

En panne d’inspiration pour le Cold Winter Challenge ? Ou juste envie de vous plonger dans une excellente lecture d’hiver ? L’Ange de Marchmont Hall n’a pas juste une couverture de dingue (je crois que c’est ma préférée de toutes les publications Charleston cette année, non mais regardez-moi cette merveille, on se croirait dans un téléfilm de Noël), c’est aussi une saga familiale totalement addictive…

Voilà trente ans que Grace n’a pas mis les pieds dans la somptueuse demeure de Marchmont Hall, nichée dans la campagne du Monmouthshire, où son vieil ami David Marchmont vient de l’inviter à passer Noël. Ce lieu, elle n’en conserve pratiquement aucun souvenir depuis l’accident qui l’a privée d’une grande partie de sa mémoire vingt ans plus tôt. Mais lors d’une promenade sur le domaine, en tombant par hasard sur la pierre tombale d’un enfant, Grace va avoir un flash soudain. Et avec l’aide de David, c’est tout un passé douloureux qui va se reconstituer dans son esprit…

L’Ange de Marchmont Hall est ma toute dernière lecture Charleston et je crois que je n’aurais pas pu mieux terminer cette merveilleuse aventure. Parce que tout, du cadre à l’histoire tragique et romanesque, dans le roman de Lucinda Riley, symbolise à merveille ce que j’aime dans les publications de cette maison d’édition.

Difficile de cerner au départ la femme qui tient une place majeure dans ce roman. Grace est déjà âgée, on la sait amnésique depuis un trouble accident, et son destin est visiblement étroitement lié à la grande demeure de son ami David Marchmont. Le déclic de ses souvenirs a lieu, sans prévenir, lorsqu’elle tombe sur l’endroit où un petit garçon a été enterré.

Dès lors, Lucinda Riley nous transporte à la fin de la Seconde Guerre mondiale, au coeur de Londres, où une jeune femme danse dans un cabaret pour subvenir à ses besoins. Auprès d’un officier américain, elle découvre l’amour et les joies de la promesse du mariage. Mais tout ne se passe pas comme prévu et la jolie Grace se retrouve seule, avec une vie qui grandit doucement en elle. Alors le jeune David, un ami fidèle du cabaret, lui propose son aide. L’enfant pourrait naitre à l’abri, dans la grande propriété de campagne de sa famille.

J’avais déjà découvert le talent de Lucinda Riley dans la saga des Sept soeurs pour nous immerger complètement dans son univers et surtout dépeindre des personnages qu’on ne littéralement peut plus lâcher. Sur trois générations, elle évoque ici le destin d’une mère, de sa fille et de sa petite-fille en prenant un parti pris assez audacieux. En esquissant des personnages qui ont une part d’ombre assumée, parfois égoïstes, faisant de mauvais choix, elle n’hésite pas à bousculer son lecteur. Sans en révéler quoi que ce soit, je peux par exemple vous dire que l’histoire de la fille de Grace, Cheska, est juste tragique… Et la force de ce roman, c’est que les sentiments ambivalents que j’ai souvent nourri pour ses personnages n’ont absolument pas entamé mon envie de les suivre. L’Ange de Marchmont Hall est une merveilleuse saga familiale, mais bien plus sombre que ce à quoi Lucinda Riley nous avait habitués… Et c’est un régal.

 

Lucinda Riley, L’Ange de Marchmont Hall, Charleston

19 réflexions sur “« Le bonheur est un ange au visage grave. »

  1. Oh là là !!! Je vais jouer les troubles fêtes !
    Vous me voyez venir ?
    Que dire pour me justifier ? Je me suis ennuyée et j’ai abandonné ma lecture vers la fin (j’ai posé le livre avant-hier soir! ).
    Je n’aime pas particulièrement les sagas parce que celles-ci ne me laissent pas accrocher à une héroïne en particulier…
    Ici, Greta est au centre du roman. Son histoire est principale. Au fur et à mesure des révélations, je déplorais les actes de sa descendance. Seul, son ami m’a charmée. Il a d’énormes qualités : la bienveillance, la patience.

    La couverture du livre est vraiment attrayante. La plume de l’auteure ne m’a pas séduite plus que ça. Je la trouve assez neutre.
    Sans détester l’ensemble, je me suis lassée. Dommage pour moi et pour cette belle chronique qui m’incite finalement à aller jusqu’au bout des aventures…

    Aimé par 1 personne

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