“Home’s where you go when you run out of homes.”

Aujourd’hui je vous parle de mon tout premier poche chez Hugo ! J’étais passée à côté de Room hate de Penelope Ward à sa sortie en grand format, aussi suis-je ravie d’avoir pu bénéficier d’une petite séance de rattrapage ! (un peu comme au bac, mais en beaucoup, beaucoup plus agréable) Un grand merci aux éditions Hugo & Cie pour cette lecture !

Sortant tout juste d’une rupture compliquée, Amelia décide de passer son été dans la maison que lui a léguée sa grand-mère. Il y a juste un petit problème : ce havre de paix où elle a passé une grande partie de son enfance a également été cédé pour moitié à un certain Justin Banks. Autrefois, tous deux étaient les meilleurs amis du monde jusqu’au jour où Amelia a brutalement coupé les ponts sans donner d’explications. Aussi lorsque Justin débarque neuf ans plus tard avec sa petite-amie dans cette étrange demi-propriété, il y a comme qui dirait un certain malaise… pour ne pas dire que ces deux-là menacent de s’étriper en bonne et due forme.

Le pitch est plutôt simple. Amelia, une jeune instit en vacances, vient d’apprendre que son cher et tendre (vite relégué au rang d’ex) l’a trompée. Aussi n’aspire t-elle qu’à passer son été dans la jolie maison sur la plage qui appartenait autrefois à sa grand-mère, à bouquiner et siroter des mojitos. La seule ombre au tableau, c’est que Grand-mère Nan a décidé d’offrir la moitié de sa demeure à l’enfant qui habitait la maison voisine, celui qu’elle a quasiment élevé comme son fils et qui a partagé toute l’enfance d’Amelia jusqu’à… et ben mystère. Penelope Ward se gardera bien de nous expliquer tout de suite le passif de ses deux personnages, tout ce qu’on sait, c’est que ça risque de très mal se passer.

Et en effet, le peu d’espoir qu’entretenait Amelia quant à sa retraite estivale s’évanouit lorsqu’il débarque, splendide, avec une fille splendide à son bras. Ce qui est moins splendide, en revanche, c’est la rancune qu’il a eu le temps de nourrir pendant ces longues années de silence radio. Alternant entre passé, présent et futur, Penelope Ward dévoile lentement le coeur de son intrigue. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est qu’elle s’en tient à un récit simple mais cohérent, et que le rythme bien choisi de son récit accompagne les non-dits, la rancoeur et naturellement les sentiments très forts qui subsistent entre eux. Les personnages sont touchants, notamment parce qu’on prend le temps de développer le lien qui les unissait, qui a soudainement été brisé et qu’ils s’apprêtent à construire. Contrairement à certaines romances qui font dans la surenchère de mélo ou d’événements surréalistes, ici, c’est le choix de la sobriété qui a été fait, et moi j’approuve.

Même que Loki itoo.

Comme dans une bonne comédie dramatique, il y a un peu de tout dans ce roman : de l’humour (la pauvre Amelia va quand même devoir encaisser sa part de répliques potentiellement mortelles pour l’ego avant que la situation ne s’arrange dans cette copro forcée), de la tendresse, ce qu’il faut de drama et d’érotisme. Evidemment, on ne pourra pas dire que l’issue est des plus inattendues mais le style de Penelope Ward est très agréable et j’ai volontiers passé ma journée à bouquiner en sautant le goûter (#guedin). Pour un bon petit moment sans prise de tête, y a pas à hésiter !

 

Penelope Ward, Room hate, Hugo New Romance (poche)

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