Devil’s Pocket

Rosy fait une pause dans le référencement frénétique de ses chroniques sur Babelio (bah ouais presque quatre ans de blabla livresque, ça donne du taff) pour partager avec vous sa dernière découverte de la #TeamThrillersCHM ! Après trois thrillers atypiques, j’étais ravie d’avoir entre les mains un bon polar comme on les aime (dans son habit de lumière, avec la toute nouvelle charte graphique thriller du Cherche Midi) : Confession de Richard Montanari.

(Là on s’en rend pas compte, mais la couv’ est douce comme… un truc tout doux.)

Lorsqu’on est flic trop longtemps dans la même ville, toutes les rues mènent à des souvenirs que l’on préférerait oublier.Chaque nouveau meurtre vous en rappelle un autre. L’obsession n’est jamais loin. Pour Kevin Byrne, inspecteur des homicides à Philadelphie, le traumatisme originel a eu lieu en 1976. Encore adolescent dans le quartier défavorisé de Devil’s Pocket, il a été impliqué de près dans un meurtre jamais résolu. La fin de l’innocence pour Byrne.
Quarante ans plus tard, une affaire de meurtres en série le ramène à Devil’s Pocket, à ses amis d’alors, à ce passé qu’il a essayé, en vain, d’oublier. Bientôt, le voile va se lever sur des secrets, des mensonges et une vérité qu’il aurait peut-être mieux valu ne jamais connaître. (résumé 4e de couv)

Cinq pages, trois morts. Dire que Richard Montanari sait accrocher son lecteur est un bel euphémisme. Après une telle introduction, il m’a été physiquement impossible de lâcher mon bouquin. D’autant que l’auteur ne nous fait pas de belles promesses en l’air avec cette enquête qui replonge notre inspecteur au coeur de ses vieux démons. Devil’s Pocket, un quartier irlandais de Philadelphie miné par les gangs a été le théâtre de ses plus belles vacances entre copains, mais aussi d’une affaire de meurtre qui l’a touchée de près…

Entre les années 40, 70 et nos jours, Richard Montanari déroule le fil d’une famille maudite, de meurtres au lien opaque, d’une obscure vengeance et d’une investigation qui s’annonce compliquée. Dans un style direct, sans fioriture, comme s’il avait le souci de nous donner l’accès le plus immédiat à son intrigue, l’auteur dresse le portrait de personnages authentiques, dans un cadre qui l’est encore plus. L’une des choses que j’ai préférées dans ce roman, c’est ce fameux quartier de Devil’s Pocket. Cette véritable enclave irlandaise au coeur de Philadelphie, ou Philly comme ils la nomment tous, Richard Montanari parvient à la faire vivre presque immédiatement sous nos yeux. Le pub, les gangs, les vieux qui trainent devant leur maison, les gosses qui errent et les pères qui leur tapent dessus, sans parler de l’historique fascinant des ombres qui peuplent ces coins de rue et qui petit à petit, vont venir éclairer l’enquête de Byrne…

Parlons-en de notre inspecteur. Byrne est un personnage récurrent de l’oeuvre de Montanari, mais pas de panique, Confession se lit indépendamment des autres. J’ai aimé son implication personnelle dans l’enquête et j’ai été agréablement surprise par la sobriété du personnage. J’ignore pourquoi mais je m’étais figurée qu’on nous servirait encore un flic cassé et borderline… (et honnêtement, c’est comme les triangles amoureux, je commence à en avoir ma claque de ce genre de cliché.) J’ai regretté qu’il soit un peu en retrait par rapport aux quelques personnages très forts du roman, mais peut-être qu’il s’étoffe à la lecture des autres romans…

Enquête passionnante, rebondissements, écriture efficace, cadre péchu, et un très beau final pour ne rien gâcher, Richard Montanari a tout bon, en somme. Forcément, tout cela reste très classique et ne s’éloigne guère des canons du genre, c’est l’unique chose qu’on pourra éventuellement lui reprocher. Mais si vous êtes en quête d’un bon polar dans les règles de l’art et d’un vrai page-turner… Bah faudra pas chercher plus loin hein.

Richard Montanari, Confession, Le Cherche Midi

5 réflexions sur “Devil’s Pocket

  1. Je note parce que cela fait longtemps que je n’ai pas lu un bon polar ! Mais je plussoie pour le stéréotype du flic cassé et borderline x) (un peu moins sans doute que les triangles amoureux qui ont presque réussi à me sortir par les trous de nez).

    Aimé par 2 personnes

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