« Ma chère maman… »

Et si je vous parlais de la lecture qui a ouvert mon premier #weekendà1000 réussi ? (Elle a pas fini de s’en vanter..) Ce qui se cache sous cette couverture pipou à souhait, c’est Ne m’oublie pas de Victoria Stevens, un roman jeunesse qui m’a emportée des heures sous le soleil d’Australie. Un grand merci aux éditions Hugo New Way pour cette lecture !

Suite à la perte de sa mère, Hazel est contrainte de quitter son Angleterre natale pour aller vivre chez son père, qu’elle n’a pratiquement jamais connu, en Australie. Il lui semble d’abord impossible d’oublier son chagrin, surtout exilée de la sorte dans un nouveau pays, un nouveau lycée, une nouvelle famille… Mais lorsqu’elle fait la rencontre des jumeaux Red et Lucas, ses nouveaux voisins, Hazel va commencer à entrevoir un nouveau départ…

C’est définitif, j’adore la ligne éditoriale chez New Way. Jusqu’ici, j’ai trouvé dans chacune de mes lectures des messages ultra positifs, et Ne m’oublie pas ne déroge pas à la règle.

Dans ce roman, Victoria Stevens s’attache à la thématique du deuil et de la reconstruction. Il y a cette héroïne, Hazel, qui doit apprendre à vivre avec la perte d’un parent et à tout recommencer à l’autre bout du monde. L’adaptation est d’autant plus difficile qu’elle n’a jamais eu de vrai contact avec son père jusque là. En plus, son ex-vie quasi monacale en Angleterre colle difficilement avec l’ultra-sociabilité qu’on semble attendre d’elle, ici en Australie. Pourtant, elle n’est pas la seule à souffrir, et pour une fois, elle va découvrir qu’il n’y a qu’en faisant un pas vers les autres qu’elle va pouvoir guérir.

La trame est simple, mais ô combien bien menée… Honnêtement, j’ai rarement lu en jeunesse un récit qui s’attarde à ce point sur l’évolution des rapports humains. Si Hazel reste au centre de l’intrigue, Victoria Stevens apporte un soin particulier à chacun de ses personnages, si bien qu’on s’attache à eux aussitôt. Red est aussi solaire que Lucas est mutique, et quand l’un voudrait être le pont qui relie tous les membres de sa famille, l’autre semble sombrer chaque jour un peu plus. Bien sûr, des histoires d’amitié et d’amour pourraient bien émerger de tout ça (je pense pas être dans le #spoileralert en dévoilant ça) mais ce que j’ai aimé c’est que le coeur du propos de Victoria Stevens, c’est : « Comment est-ce qu’on va pouvoir unir nos forces pour tous nous tirer vers le haut ? » Et c’est écrit avec beaucoup de sensibilité, de vraisemblance et de sobriété. Je pense notamment à la relation qui se crée entre Hazel et son père, toute en balbutiements maladroits et en non-dits…

Alors le rythme est plutôt lent, on est vraiment dans la délicatesse, la douceur, avec ce qu’il faut d’humour quand il faut quand même, mais si vous êtes comme moi, vous risquez d’apprécier le tournant final que prend cette histoire et surtout ce regard neuf que Victoria Stevens pose sur toutes les formes de deuil… C’est le genre de bouquin qu’on referme en regrettant de ne pas avoir douze saisons de plus, rien que pour suivre le quotidien de personnages abandonnés trop tôt. (Non, la meuf n’est pas du tout conditionnée par Netflix.)

Aussi vivement que Victoria Stevens réécrive sur l’amour, l’amitié, la perte, la jalousie, la peur, l’absence ou tout autre concept non identifié qui serre notre petit coeur parce qu’elle a un talent indéniable pour ça.

 

Victoria Stevens, Ne m’oublie pas, Hugo New Way

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