« And that’s where love finds you… in the tragedies. »

C’est qu’elle fait moins la maligne point de vue rythme de lecture/chroniques la meuf depuis qu’elle a de nouveau du travail hein… Et tomber sur un os n’a pas arrangé l’affaire. C’est au prix d’efforts considérables que je suis allée au bout du nouveau Colleen Hoover, Too Late, moi qui avait pourtant fondé de grands espoirs dans cette lecture après ma précédente jolie découverte de l’autrice. Toujours un grand merci, nomatterwhat, aux éditions Hugo New Romance.

Il y a bien longtemps que Sloan a perdu toute illusion quant à un futur possible avec Asa, son petit-ami. L’amour s’est rapidement transformé en dépendance et ce n’est que parce qu’il consent à payer les frais médicaux de son frère qu’elle accepte de rester auprès de lui et de feindre d’ignorer la provenance de tout ce fric. Mais plus le temps passe et plus Asa se comporte comme un baron de la drogue en pleine crise de parano, refermant toujours un peu plus son emprise sur elle. Et ce n’est pas l’arrivée de Carter, nouvel associé dans son business, qui va tranquilliser son esprit malade…

On ne pourra pas lui reprocher, à Colleen (oui je l’appelle par son petit nom), de ne pas prévenir son lecteur. Too Late était un texte qui n’était pas destiné à être publié, à la base, mais plutôt un exercice d’écriture perso un peu dark. Et puis quelques teasers sur Wattpad ont fait leur petit effet et l’autrice est devenue accro à cette histoire qu’elle a finalement voulu partager. En guise d’introduction, elle précise que ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, que ça ne ressemble en rien à ce qu’elle a pu écrire auparavant.

Bon, prévenue ou pas, j’ai très rapidement décroché pour pas mal de raisons. Comme je le disais plus haut, j’étais curieuse de voir comment elle allait traiter la question de la dépendance et de la relation toxique, tant sa façon d’évoquer l’emprise au sein du couple dans Jamais plus est juste et sensible. Les premières lignes donnent le ton puisqu’on assiste peu ou prou à une relation sexuelle non consentie entre le personnage de Sloan et son petit-ami. Il y a de quoi vous mettre mal à l’aise, mais j’ai trouvé l’accroche plutôt efficace. Après tout, on s’apprêtait à causer relation toxique, zone grise et compagnie.

Sauf qu’un gros, très gros problème s’est rapidement posé à mon sens, à savoir une certaine forme de complaisance à l’égard des scènes de sexe non consenti. Il y en a trop, d’une. Elles sont vraiment détaillées, de deux. Et si le personnage d’Asa est montré sous son jour le plus détestable, il n’empêche que le traitement de cette situation tragique sous un angle gentiment érotique m’a gênée. C’est bien simple, j’ai fini par zapper plusieurs pages purement et simplement. Alors dans l’esprit de Colleen Hoover c’est peut-être autrement moins glauque, il n’empêche que c’est comme ça que je l’ai personnellement ressenti.

Le second gros hic, c’est le manque de crédibilité de l’histoire passé cinquante pages. Les premiers jalons qu’elle pose sont hyper intéressants : ce type qui se sert de la détresse financière de sa copine pour la garder sous sa coupe, qui supervise chacun de ses déplacements, qui la soumet à un mode de vie qui ne lui correspond absolument pas, qui la prive de toute interaction sociale qui ne lui conviendrait pas… Mais ce statut de parrain de la drogue à la fac devient rapidement ridicule. Il en va de même pour le personnage de Carter, qui va devenir l’unique espoir de fuite pour Sloan, auquel on ne croit pas une seconde. Les derniers chapitres ont franchement eu raison de moi tant on tombe, toujours selon moi, dans le WTF le plus total.

Comme je le disais plus haut, le bouquin annonce la couleur et on y entre en connaissance de cause. Certaines/certains auront peut-être envie de voir ce que donne le projet secret de CoHo (notamment les amateur.ices de Dark romance), moi j’ai assez donné pour cette fois et je compte plutôt me tourner vers ses précédents livres plus pipous hein.

 

Colleen Hoover, Too Late, Hugo New Romance

4 réflexions sur “« And that’s where love finds you… in the tragedies. »

  1. Alors déjà, ce gif de Monsieur Jean Rochefort, je dis OUI.
    Ensuite, j’avoue j’ai senti l’truc quand j’ai vu sur insta que tu commençais cette lecture, parce que vu ce que j’en avais lu sur les blogs et autres RS, c’était pas génial ce roman… Me suis dit « Rosy, elle va morfler »
    J’espère qu’après ça, le « petit » Nathan Hill te requinque ! :-*

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s