The Cold Cold Sea

Ca y est, entre l’arrivée imminente des challenges d’hiver, le numéro passionnant d’America sur les femmes et les livres de Noël qui viennent d’illuminer ma boite aux lettres, j’ai enfin dit byebye aux sirènes de Netflix (tout relativement pour la sérievore que je suis) et retrouvé le doux chemin de la lecture. HALLELUJAH. Aussi suis-je plus que jamais au taquet pour partager avec vous une chronique qui devrait me donner du fil à retordre. Avec ma dernière découverte thriller en date, Une mer si froide de Linda Huber, je suis passée par tout le spectre des émotions du lecteur et c’est bien pour cette raison, aussi, que je remercie les éditions Charleston pour cette lecture !

Un jour d’été, sur une plage des Cornouailles, Livvy, 3 ans, disparaît. Très vite la police conclut à une noyade. Pourtant, sa mère refuse de se résigner. Jour après jour, Maggie fixe l’océan, elle attend, convaincue que la mer n’a pas emporté son enfant. Non loin de là, c’est une autre mère qui regarde sa fille, prête pour la rentrée des classes. Mais, depuis quelque temps, Jennifer ne reconnaît plus sa petite Hailey. Sa fille est distante, craintive et Jennifer se laisse submerger par la nervosité. Alors que Maggie traverse la pire épreuve de sa vie, Jennifer veut redonner l’apparence du bonheur à sa famille fracassée. (résumé éditeur)

Je voudrais commencer par un PETIT AVERTISSEMENT.

Je sais, vous vous dites, elle a à peine commencé qu’on est déjà dans de la majuscule et de la complication, mais PROMIS, c’est utile.

Une mer si froide est un thriller qui a pour particularité d’avoir son intrigue spoilée au bout d’approximativement cinquante pages. En gros, on sait dès le début qui a enlevé la petite Livvy. Perso, ayant pour habitude de ne pas trop lire les quatrièmes de couv (j’ai volontairement tronqué ici la première phrase de l’édition poche révélant d’emblée tout le truc), j’ai été plus que surprise/déçue/wtf-ée puisque toute l’introduction laissait penser à un suspense classique jusqu’à la fin. Vous voilà prévenus, tout en sachant que si le bouquin ne présentait absolument aucun intérêt au-delà de ça, je n’aurais probablement pas poursuivi ma lecture, vous vous en doutez.

Ceci étant posé, comment se fait-il que Rosy ait tout de même dévoré ce roman alors qu’un thriller sans suspense sur le kikafékoi, c’est un peu comme un bar à chats sans chats ?

D’abord parce que Linda Huber a su recréer une autre forme de suspense. On connait la réalité de la situation de tous les personnages, mais ce que l’on veut savoir c’est comment ça va finir. On prie très fort pour que tout s’arrange et en même temps on s’attend un peu au pire et c’est cette attente qui induit le page-turner. J’étais très dubitative au début de ma lecture quant à l’intérêt d’être dans la position du spectateur qui sait tout mais force est de constater que ça a plutôt bien fonctionné sur moi.

Ensuite, ce que j’ai aimé, c’est la psychologie des personnages qui est quand même franchement soignée. La vie de Maggie bascule dans l’horreur totale à partir du moment où sa petite fille échappe à son attention sur la plage et où elle disparait. L’autrice décrit à merveille la détresse et surtout le sentiment de culpabilité de cette mère qui a « failli » à son devoir élémentaire. Le moment crucial de la disparition est particulièrement intense et fait appel à la peur primaire de tout parent.

De même, dans l’autre pendant de l’histoire, la relation entre Katie, une institutrice, et la petite Hailey qui présente des troubles comportementaux à l’école, participe grandement de la vivacité du récit.

Si on fait le compte, je ne regrette pas d’avoir dépassé ma déception initiale (même si quelques maladresses au fil du récit m’interrogent encore : s’agit-il d’un véritable choix de l’autrice ou est-ce que ce non-suspense découle d’un manque de finesse ?). Je n’ai pas vu le temps passer avec ce roman qui interroge les répercussions de la perte d’un enfant et c’est aussi assez chouette de se dire qu’un thriller peut fonctionner à partir d’un mécanisme différent.

 

Linda Huber, Une mer si froide, Charleston

4 réflexions sur “The Cold Cold Sea

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