« An empty brain is the devil’s shop. »

A la base, je devais écrire un courrier pour ma mutuelle mais BIZARREMENT, je me sens plus inspirée par cette chronique (balek, procrastination is my bff). Nous allons donc délaisser l’univers merveilleux des remboursements médicaux pour l’Angleterre de la fin du XVIIIe siècle avec le premier roman de Latie Gétigney, Les lettres que je ne vous ai jamais envoyées, paru chez Diva romance (que je remercie pour cette lecture !).

Londres, 1797. Depuis qu’elle a croisé le regard d’un gentleman connu sous le nom de M. Clenneth près d’une librairie de Covent Garden, Amy Rosebury se confie à lui dans des lettres qu’elle ne lui enverra jamais, comme un journal intime qui aurait un destinataire inaccessible. Elle qui n’imaginait pas lui être présentée un jour a la surprise de découvrir qu’il est en fait l’un des plus proches amis de l’homme qui va épouser sa soeur…

L’Angleterre, le XVIIIe, des soeurs à marier, une héroïne qui passe le plus clair de son temps le nez dans un bouquin et un bel aristocrate mystérieux…

Si Latie Gétigney ne s’était tenue qu’à cet hommage initial à Orgueil et Préjugés, on aurait pu sérieusement se demander « Heuuu d’accord mais… À quoi bon ? ». Fort heureusement, l’autrice a choisi un chemin bien différent pour son intrigue et ses personnages, flirtant même avec le roman d’aventures et j’ai pu apprécier cette atmosphère que j’aime tant tout en découvrant une histoire originale.

Miss Amy Rosebury est passionnée de philosophie et Hobbes et Rousseau figurent parmi ses auteurs préférés (et là je repense au Contrat Social et aux Rêveries d’un promeneur solitaire qui m’ont causé les pires migraines). De l’avis général, son hobbie ne sied pas forcément à une jeune femme, mais peu importe, c’est la première chose qui la rapproche de M. Clenneth, qui a un point de vue tout à fait différent sur l’érudition féminine et qui se révèle vite aussi charmant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Si on pousse la comparaison, Amy est un personnage plus policé que la mythique Elizabeth, je ne me suis pas forcément attachée à 100% à cette figure un brin trop parfaite, mais elle se révèle quand même quand l’intrigue prend un tournant plus épique. J’ai beaucoup aimé l’évolution de sa relation avec Henry Clenneth, leur attachement réciproque et la douceur de ces deux personnages. Tous les quiproquos, les embûches, le fameux « devoir » ou encore la malveillance de certains protagonistes sont autant de rebondissements qu’on savoure. #AmourImpossible Et j’ai particulièrement aimé que Latie Gétigney tisse son intrigue en lien avec la Révolution française, donnant lieu aussi à de jolis retournements de situation.

Ce qui m’a le plus bluffé, c’est la plume de l’autrice, comme tout droit sortie de l’époque. Pour se mettre tout de suite dans l’ambiance, il n’y a pas mieux et s’agissant d’un tout premier roman, cela laisse juste présager de la suite… A suivre de très très près donc.

Si vous aimez ce genre de romance british, je vous conseille de prolonger le plaisir avec Les lettres que je ne vous ai jamais envoyées, très (parfois trop ?) influencé par Jane Austen mais avec ce petit plus qui fait la diff. Typiquement le genre de lectures d’hiver auxquelles je ne peux pas résister.

Latie Gétigney, Les lettres que je ne vous ai jamais envoyées, Diva romance

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s