Bilan du mois d’avril 2020 !

Aaaah on frétille déjà à l’idée de se mettre à son petit bilan du mois, parce que le bilan du mois c’est le temps des recos (et non le temps de l’amour, le temps des copains et de l’aventuuureuh, quoique). En cet avril révolu et une chouille surréaliste, voici ce que j’ai lu :

Seins, en quête d’une libération (#RosyPassionEssaisFéministes #LibérezNosBoobs); Wastburg (#HMSFFF #CrapuleFantasyDesFamilles #ToiTuVisToiTuVisToiTuCrèves); Batman, The Dark prince charming volumes 1 et 2 (#MariniEtSesDessinsATomber #JokiJokeCommeJeLaime #DuScenarBasiqueMaisEfficace); Le Crocus jaune (#Charleston #CesRomansSurLesclavageQuiTeSerrentLeCoeur #UnPeuLonguetQuandMême); Midnight Tales volumes 1 et 2 (#GrosCrush #LeStyleDeMathieuBablet #LegendesUrbaines #BDFeministeEtInclusive)

 

Si tu devais choisir un GF et un poche parmi les chroniques au nombre de deux postées ce mois-ci, ce serait quoi ?

En choisir deux parmi deux, vous me demandez l’impossible, mais ça tombe bien, j’ai adoré Seins, l’essai de Camille Froidevaux-Metterie sur les représentations réductrices et aliénantes autour de la poitrine des femmes en même temps que ces dernières tentent de se réapproprier doucement leur corps et tout ce qu’il signifie. Une quarantaine de femmes se sont littéralement et métaphoriquement mises à nu pour faire vivre le propos de l’autrice, que ce soit à propos d’intimité, de complexes, de maternité, d’oppression ou de libre choix… Difficile de ne pas s’identifier à un moment ou un autre (très souvent en fait) à ces parcours de vie. Un vrai beau coup de coeur.

Et dans le genre rien à voir mais très chouette aussi, il y a Wastburg, un petit OVNI qui tire le meilleur parti des formats du roman et de la nouvelle pour brosser le portrait d’une ville imaginaire tentaculaire à laquelle personne ne résiste. Vraiment. Si vous êtes adepte de la gouaille en fantasy, l’auteur y va franchement (parfois trop ?) et rien que pour ça, on se régale.

 

Du coup côté challenge, peu de surprise…

Wastburg était mon choix pour valider le HMSFFF Challenge d’avril spécial anti-héro.ines. Challenge qui voit déjà le générique de fin se rapprocher dangereusement puisqu’on vient de vous proposer la toute dernière sélection de l’année. Vous avez été nombreux.ses à réclamer une saison 2 et on va pas vous mentir, on est chaudlesmarronschaud également avec Charmant Petit Monstre ! Merci pour vos retours, vos bilans qui sont une aide précieuse pour cette nouvelle édition en préparation, pour ajouter votre pierre à l’édifice ou pour nous rejoindre (il n’est jamais trop tard), c’est juste ici :

Groupe FB HMSFFF

 

Maintenant on passe aux conseils de productions audiovisuelles pour lesquelles on remercie la fée électricité :

Moi dès que j’entends que Reese Witherspoon est aux commandes, j’achète de base. Parce qu’avec son bookclub féministe et sa volonté de faire vivre le travail des romancières, des actrices et des productrices à l’écran, tu as juste envie de brandir des banderoles « YOU GO GIRL ». Et cette adaptation du thriller La Saison des feux de Celeste Ng, Little Fires Everywhere est une vraie belle réussite. Mia Warren (Kerry Washington), une mère célibataire afro-américaine, artiste et fauchée, et sa fille Pearl débarquent dans le quartier riche où Elena Richardson (Reese Witherspoon) vit sa meilleure vie de l’Amérique blanche et nantie des nineties. Cette dernière accepte de lui louer une maison à loyer modéré, mais il apparait rapidement que sa gentillesse a tendance à vite déborder sur le complexe du sauveur blanc. Si la jeune Pearl est émerveillée par le train de vie et la vie de famille si stable des Richardson, Mia, elle, demeure sur la réserve. Et je m’arrête là, ne lisez pas les résumés qui spoilent laaaargement l’intrigue. Tout ce que je peux en dire c’est que la série interroge à merveille le racisme passif qui sous-tend les actes de « charité », tout ce que les privilèges et l’argent peuvent ou ne peuvent pas acheter. Les actrices sont juste incroyables et surtout il faut vous attendre à être bousculé.es, l’intrigue m’a bien menée par le bout du nez.

 

Autre ENOOOORME crush, la série animée Harley Quinn qui, après le visionnage pénible du film Birds of Prey, a été une vraie bouffée d’air frais ! 18+ only, on est dans du très trash dans l’image comme dans les dialogues. Dans la saison 1, le personnage d’ex-psychiatre tombée furieusement sous le charme et sous la coupe du Joker s’émancipe de sa relation toxique et monte son propre crew en compagnie de sa BFF Poison Ivy (personnage incroyable dans cette version). C’est tellement drôle, tellement 2020, en gardant l’esprit cartoonesque de l’époque Paul Dini. Je recommande hautement en période de confinement parce que rire c’est bien et que j’aime l’humour.

 

Et j’allais presque oublier l’ultimate coup de coeur d’avril, même si la mini-série est toujours en cours de diffusion. Mrs America retrace dans les années 70 la bataille autour de l’ERA (Equal Rights Amendment), un texte visant à donner aux femmes les même droits que les hommes aux Etats-Unis et qui devait être ratifié par les Etats. D’un côté, le mouvement féministe portés par des figures telles que Gloria Steinem (Rose Byrne), Shirley Chisholm (Uzo Aduba) ou encore Betty Friedan (Tracey Ullman) et de l’autre, une femme au foyer conservatrice et lobbyste, Phyllis Schlafly (Cate Blanchett). Au-delà du générique sur lequel il est IMPOSSIBLE DE NE PAS DANSER, la série est merveilleusement réalisée, traite de sororité et de rivalité entre femmes (y compris au sein des mêmes milieux politiques) et chaque personnage est vraiment nuancé. Lancez-vous, c’est pas forcément la série que tu regardes entre deux scroll sur intagram, ça demande de se poser un peu mais quelle merveille…

 

D’ici à la prochaine chronique, je vous souhaite une bonne fin de confinement (à prendre avec des pincettes) et comme toujours, partagez vos découvertes récentes dans les commentaires, la capacité de ma wishlist est infinie.

6 réflexions sur “Bilan du mois d’avril 2020 !

  1. Pingback: Mrs America, Dahvi Waller – Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

  2. Pingback: Little Fires Everywhere, Liz Tigelaar – Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

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