A new home

Joyeux printemps mes licornes, fleurs et papillons dans vos faces (sisi, juré, c’est amical) !

Et en cette journée un peu spéciale, j’ai bien envie de partager avec vous une nouvelle lecture Charleston, La Maison aux secrets de Catherine Robertson, parue le mois dernier, parce que point de vue nature, campagne et renaissance, on tape dans le mille !

Depuis l’accident qui a coûté la vie de son petit garçon, April a renoncé à la vie, ne se contentant que d’un quotidien morne, s’interdisant toute attache, amour ou plaisir. Mais lorsqu’une lettre lui parvient depuis l’Angleterre, l’informant qu’elle est l’héritière d’une vieille bâtisse, son instinct lui souffle de faire le voyage depuis la Nouvelle-Zélande, ne serait-ce que pour y jeter un coup d’oeil. Après, aussitôt, c’est promis, elle la mettra en vente et laissera tout cela derrière elle. Mais une fois sur place, ce n’est pas seulement la demeure de l’Empyrée qu’elle va trouver. Sunny, une nonagénaire pleine de vie qui a grandit en ces lieux, Oran, un musicien lunaire ou encore Jack, un homme solitaire et magnétique qui vit dans les bois vont littéralement donner corps aux vieilles pierres, au point qu’April pourrait entr’apercevoir l’espoir d’une renaissance.

Avec La Maison aux secrets, Catherine Robertson nous propose un double récit : celui de la reconstruction d’une mère après le traumatisme de la perte d’un enfant mais aussi celui des souvenirs de l’âge d’or d’une vieille demeure pendant la période de la seconde guerre mondiale.

Suivre le personnage d’April est une expérience assez éprouvante puisqu’à la suite de la mort de son fils, notre héroïne éprouve tant de tristesse et de culpabilité qu’elle s’est résignée à une vie monacale, sans aucun plaisir, loisir ou relation. On pourrait même parler de survie. Tout l’enjeu du roman va résider dans la capacité ou non d’April à surmonter son deuil, à le vivre autrement, et c’est un héritage imprévu qui pourrait bien tout bouleverser.

Il faut reconnaitre que l’auteure a un vrai don pour nous plonger au coeur de l’esprit et des sentiments de son héroïne, des contradictions qui commencent à la tourmenter à mesure que la vie reprend naturellement ses droits. La plume de Catherine Robertson est particulièrement délicate, élégante et sobre et porte à merveille le coeur du récit. Le reconstruction d’April se fera peut-être parallèlement à la reconstruction de la vieille bâtisse, mais aussi et surtout grâce aux personnes qu’elle va rencontrer. J’ai eu un gros coup de coeur (et je ne crois pas être la seule) pour Sunny, que ce soit à travers son passé ou son présent, pour son caractère bien trempé, son indépendance, ses répliques bien senties mais aussi sa fragilité.

En revanche, j’ai tout de même trouvé que le rythme du récit était un peu lent et je n’ai pas vraiment réussi à me passionner pour l’aspect mystérieux de l’intrigue, le passé de l’Empyrée et les secrets que la demeure renferme. Pendant toute ma lecture, je suis restée un peu en marge… Peut-être que j’attendais beaucoup plus des révélations finales, aussi ai-je été un peu déçue. Quant à l’épilogue, je ne l’ai tout simplement pas compris… (Rosy est parfois un peu lente ceci dit.)

Ce que je retiendrai c’est le style élégant de l’auteure, la délicatesse et la singularité de son traitement du deuil et de la reconstruction. Malheureusement l’incursion des souvenirs et du passé lié à l’Empyrée n’ont pas su m’emporter…

 

Challenge des Irréguliers de Baker Street +1 : La maison vide

Catherine Robertson, La Maison aux secrets, Charleston

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