When the lights go out…

Coucou, dans une semaine c’est Noël, c’est moi ou Décembre file plus vite qu’une nuit de bingewatching d’Orange is the new Black ? J’espère avoir le temps de vous proposer deux ou trois idées de cadeaux (toujours rayon lecture, hein, côté lave-vaisselle, j’suis moyen à la pointe) avant la date fatidique, d’ailleurs on ne va pas se priver pour commencer dès aujourd’hui. J’ai inauguré la PAL de Noël avec un roman graphique qui me faisait envie depuis un bon moment déjà, Dans les bois d’Emily Carroll. Amateurs de contes horrifiques, ouvrez grand vos oreilles de l’intérieur de la tête.

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Parasites cachés au coeur de la forêt, visiteur au large chapeau, présences invisibles et monstres dans le noir, à travers cinq nouvelles fantastiques, Emily Carroll nous murmure ce qui se cache dans les bois… Ou peut-être sous notre lit.

Lalala… Ca va vous, sinon ?

J’avais entendu énormément de bien sur cette BD un peu partout, et amatrice d’ambiances angoissantes et de contes macabres, je ne pouvais décemment pas passer à côté. Ce qu’on notera, en tout premier lieu, c’est que l’objet-livre est absolument magnifique, à l’extérieur comme à l’intérieur et que je compte bien lui réserver une place de choix dans ma bibliothèque. Dans ce recueil où le rouge, le blanc et le noir prédominent, Emily Carroll a choisi de nous parler d’histoires qui font froid dans le dos, nourries par les fantasmes que suscitent les bois la nuit tombée. Dès son Introduction, l’auteure donne le ton. Enfant, elle aimait lire avant de se coucher, mais lorsqu’il était temps d’éteindre la lumière, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si quelque chose n’était pas en train d’attendre sagement dans le noir… ANGOISSE LEVEL 10.

Et puis, à la manière des contes, Emily Carroll nous dévoile ses nouvelles, situées dans des temporalités différentes et toujours un peu floues, mais marquées par des obsessions récurrentes, la possession, les fantômes, la réécriture de contes traditionnels et l’omniprésence de la forêt. On sent que ce recueil a été pensé dans son ensemble, qu’il y a une vraie unité dans le propos en dépit des ambiance uniques instaurées dans chaque récit. Portées par un coup de crayon et des jeux de couleurs, d’ombres et de typo absolument magnifiques et angoissants, ces courtes histoires accordent toutes une place à la libre-interprétation, souvent bienvenue dans le domaine du fantastique. Concernant cet aspect, je dirais que mon sentiment de lecture reste mitigé. A chaque fois, et en quelques planches seulement, j’ai été immédiatement happée par le récit et l’atmosphère que propose l’auteure, mais chacune des nouvelles ou presque m’a laissé un goût d’inachevé. Parfois, cela participe de l’angoisse, l’incertitude finale qui te glace le sang, parfois, cela te laisse surtout un peu sur ta faim. Naturellement, je pense que c’est le genre d’album qui mérite relecture sur relecture, mais tout de même…

Si le monde des terreurs enfantines fonctionne bien sur vous (c’est mon cas), que vous avez envie de retrouver les codes du conte mais aussi du film d’épouvante dans une BD somptueuse et si vous n’êtes pas contre l’idée de faire fonctionner un peu votre imagination au-delà de la page… Alors débrouillez-vous pour que Dans les bois se retrouve au pied du sapin cette année. (Chantage affectif autorisé, voire largement recommandé pour parvenir à vos fins).

 

Emily Carroll, Dans les bois, Casterman BD

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2 réflexions sur “When the lights go out…

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