« Let your success be your noise. »

Bon, le dernier Christina Lauren on en parle ou bien ? C’est qu’après la fin de la série Wild seasons et surtout de l’incomparable Beautiful, j’attendais de pied ferme la suite du programme, moi. Nos deux auteures ont donc récemment publié un one-shot, Dating you Hating you, mêlant romance et lutte acharnée entre agents à Hollywood, que les éditions Hugo New Romance m’ont gentiment fait parvenir (un immense merci !). Connaissant le style de mes deux chouchous, je me suis confortablement installée dans mon canap’, en mode « ladies, envoyez le rire, le torride et les larmes ! » Et bien figurez-vous que j’ai été plutôt surprise par cette dernière lecture. Ca vous intriiiiiiiiiigue, hein…

(Ci-joint la collec de la fangirl, prière de ne pas faire de commentaires.)

Evie et Carter ne peuvent pas se louper à la soirée d’Halloween de leurs amis communs, et pour cause : ils arborent respectivement un costume d’Hermione Granger et d’Harry Potter. Leur amour pour Poudlard les rapproche instinctivement et même lorsqu’ils apprennent qu’ils sont tous deux agents pour des boîtes rivales à Hollywood, l’attraction est plus forte que tout.

Or le hasard fait mal les choses, et presque aussitôt après, les deux agences fusionnent au profit de P&D, où travaille Evie. Réduction du personnel et milieu de requins oblige, Brad Kingman, leur nouveau boss commun, décide de les mettre en compétition pour le même poste. En dépit de leur amour naissant, Evie, accro à son job et à L.A et Carter, étoile montante désireux de faire ses preuves, n’entendent pas lâcher le morceau, s’engageant dans une lutte qui pourrait bien révéler ce qu’il y a de pire en eux. Mais sont-ils réellement maitres de leur destin ?

Alors pourquoi surprise ? Parce que la quatrième de couv’ nous promet une intrigue assez savoureuse à base de « je t’aime moi non plus », de « sorry not sorry, chéri(e) » alors qu’il ne s’agit finalement que d’une petite partie de l’histoire. J’ai envie de dire que ce roman est autrement plus sérieux (tout en restant dans l’esprit comédie romantique hein), et c’est en ce sens qu’il dénote assez par rapport à ce que Christina et Lauren ont pu écrire jusqu’ici. Elles l’avouent elles-mêmes, quand d’autres livres ont été écrits avec une facilité déconcertante, celui-là s’est plus apparenté à « un accouchement » (c’est pas moi qui le dis !).

Ici, elles s’engagent carrément dans la thématique du sexisme au travail. Evie est un agent influent, bosse comme douze, enchaine les succès et n’imagine pas vivre ailleurs qu’à L.A. A son actif, elle n’a enregistré qu’un flop monumental, un projet de film ambitieux qui s’est mué en gouffre financier, et naturellement, son boss Brad Kingman aime le lui rappeler constamment. Après la fusion avec l’agence concurrente de P&D, l’arrivée de Carter, ce type si mignon aux promesses d’interludes sexy salvatrices, va tout bouleverser. Bien placé pour décrocher ce qui était jusqu’ici son travail, il devient L’ENNEMI A ABATTRE.

Là, oui, on entre dans la partie vraiment drôle du roman, puisque l’un comme l’autre, vont déployer des trésors d’ingéniosité pour se pourrir mutuellement, tombant assez rapidement dans des stratagèmes de niveau moyenne section. Mais alors qu’ils sont occupés à s’entretuer, la réalité de la situation est toute autre. La compétition est-elle réellement équitable ? A travers cette intrigue légère en apparence, nos deux auteures accordent une large place à l’égalité des sexes au travail, en particulier dans des domaines où la concurrence fait rage. Efforts supplémentaires, remarques humiliantes et rabaissantes, dévalorisation et récompenses qui ne viennent jamais pour un grand nombre de femmes, c’est ce qui transparait à travers la relation aussi instructive que malaisante instaurée entre Evie et Brad.

Certes, Dating you Hating you ne se dévore pas comme ses prédécesseurs, c’est certain, aussi peut-être à cause d’un développement un chouïa excessif du milieu des agents à L.A, même si le récit gagne en crédibilité. Plus sage aussi, il plaira aux amatrices/amateurs de romances où les scènes de sexe ne sont pas omniprésentes. (Ce qui est mon cas bien sûr, hum.)

Mais j’aime bien l’engagement de ce roman, quitte à ce qu’il perde un peu en rythme. C & Lo nous avaient déjà habitués aux strong female characters, c’est une évolution logique et ô combien souhaitable dans le genre de la romance où Mr. Phallus/Grey est souvent roi. Je le conseille à toutes celles/ceux qui voudraient s’essayer à la plume de Christina Lauren, en douceur, avant d’en tomber amoureux et de s’attaquer aux histoires débridées de ces deglingos de Bennett, Chloé et consorts.

 

Christina Lauren, Dating you Hating you, Hugo New Romance

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2 réflexions sur “« Let your success be your noise. »

  1. Ma foi, voilà qui n’est pas du tout ce que à quoi je m’attendais en voyant ce titre ! Du coup, ça pourrait carrément me plaire (même si ça aurait aussi pu me plaire si ça avait été une romance « classique », hein, mais pas pour les mêmes raisons) !

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