Notre maison

Après UNE HEURE passée dans le bus, et dix minutes à pied sous une flotte pas possible, croyez-moi que je la savoure ma pettie chronique Charleston en pyjama pilou avec option tartine de pâte à tartiner dans la bouche ! Ce soir, je vous parle d’un roman un peu atypique, Le choix d’une vie d’Alia Cardyn. (Et je remballe ma mauvaise humeur de chien mouillé).

Mary n’a que vingt-cinq ans quand son médecin lui apprend qu’elle ne sera probablement jamais mère. Il lui donne encore huit mois, peut-être un an pour concevoir avant que tout espoir soit perdu. Accablée par la nouvelle, Mary n’envisage pas sa vie sans enfant, mais si jeune, célibataire, elle ne se sent pas prête. Et pourtant, le désir d’être mère passe avant tout et ce bébé, elle va le faire toute seule, grâce à un donneur anonyme…

Victime d’une anomalie héréditaire, sa mère ayant vécu une ménopause précoce, Mary apprend brutalement qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant à moins de décider d’être mère sur le champs. En dépit de sa crainte de ne pas être à la hauteur, Mary sait qu’elle fait le bon choix lorsqu’elle décide de faire appel à une banque de sperme pour donner naissance à son enfant.

Jack est jeune lui aussi, mais loin de ces préoccupations essentielles. S’il a accepté d’offrir sa contribution à la banque de sperme, c’est pour pouvoir, à terme, se payer le voyage aux Etats-Unis dont il rêve. Les enfants qu’il pourra engendrer grâce à ses nombreux dons ne sont que de vagues chimères auxquelles il songe parfois avec amusement et tendresse.

Et entre eux, il y a Adelaïde, qui travaille à la banque de sperme et qui suit chaque femme, chaque couple, en en oubliant parfois de vivre.

Je ne suis pas une spécialiste du genre, mais à mon sens, le livre d’Alia Cardyn se situe vraiment dans la veine des romans qui flirtent avec le développement personnel. A travers l’histoire de Mary, l’auteure parle évidemment de la procréation médicalement assistée, oui, celle-là même qui semble susciter tant de débats depuis un moment, mais elle évoque aussi le désir de maternité, les craintes, les espoirs liées à la parentalité, en particulier dans un schéma dit « non conventionnel » de monoparentalité, le statut du donneur et les questions auxquelles il faudra répondre plus tard. Au-delà de son intrigue romanesque, c’est un message rassurant et tolérant qu’a voulu envoyer Alia Cardyn et c’est ce qui m’a touchée dans ton texte. En dépit des obstacles biologiques, aujourd’hui on devrait toutes et tous pouvoir fonder une famille.

 

Alia Cardyn, Le choix d’une vie, Charleston

4 réflexions sur “Notre maison

  1. Je ne sais pas si le thème m’emballe particulièrement ou pas. J’ai souvent peur avec ce genre de thématique qu’on tombe dans un truc très jugeant de la part de l’auteur, où que celui-ci cherche à faire passer ses idées à coup de burin dans notre crâne.

    Aimé par 1 personne

    • Au contraire, elle est dans une démarche totalement déculpabilisante par rapport à la maternité et La parentalité en général. Après comme tu dis il faut être intéressé de base par les questions qu’elle pose mais ce n’est vraiment pas une posture dogmatique qu’elle adopte dans ce livre en tous cas. 🙂

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