La Souris et l’Etourneau

Ce week-end, beaucoup d’entre vous seront en mode #SalonDuLivre et j’imagine que vos wishlists sont longues comme le bras… Comme je suis sadique sympa, je vous propose de tomber amoureux d’un nouveau roman juste avant, comme ça, histoire de… Des fois que vous passeriez devant le stand Lumen… Je place juste que La Couleur du mensonge d’Erin Beaty envoie de la paillette quoi. Un grand merci à Emily et à l’éditeur pour cette découverte !

Au Royaume de Demora, tous les nobles confient volontiers le soin aux puissantes marieuses de chaque province de décider des unions entre les grandes familles. La stabilité politique du Royaume tout entier semble en dépendre. Aussi, il semble naturel au riche et respecté William Broadmoor de présenter la nièce qu’il a recueillie, Sage Fowler. Mais issue d’une union plus modeste, et dotée d’un caractère bien affirmé, la jeune fille n’est pas précisément le parti idéal. Aussi lorsqu’elle se présente chez la marieuse, l’entrevue tourne court. Mais à sa plus grande surprise, si Maîtresse Rodelle n’envisage pas un instant de la promettre à qui que ce soit, elle a en revanche dans l’intention de la prendre sous son aile, comme apprentie. La première mission d’envergure qu’elle lui confie est d’accompagner les plus beaux partis de la région lors du long voyage pour la capitale, où les plus prestigieux mariages sont noués tous les cinq ans. La jeune Fowler imagine qu’elle devra simplement se faire passer pour l’une des candidates et rapporter ses observations à sa maîtresse. Or, au fur et à mesure qu’elle laisse trainer ses oreilles un peu partout, en particulier du côté des soldats chargés de les escorter, notre espionne découvre avec effroi que leur petite équipée pourrait bien se retrouver au coeur d’intrigues politiques qui les dépassent…

J’étais déjà franchement titillée par la 4e de couv, mais je crois qu’Erin Beaty m’a eue dès les premiers chapitres avec cette histoire de désastre chez la marieuse.

Honnêtement, Sage ne fait pas un carnage comme Mulan, mais elle réduit quand même en quelques minutes ses chances à zéro… ce qui tombe plutôt bien, tant le mariage figure en bas de la liste de ses aspirations. Mieux, Maîtresse Rodelle a relevé que cet esprit si vif, si peu convenable pour une épouse à Demora, pourrait en revanche faire d’elle une excellente apprentie marieuse. Ce n’est pas que cette perspective enchante des masses notre dure à cuir, mais des deux maux, elle choisit le moindre, et entre donc au service d’une des femmes les plus puissantes du Royaume.

Passe-partout, fine observatrice, plutôt douée dans l’art de la conversation et de l’emboucanage, Sage est une héroïne qu’on prend énormément de plaisir à suivre dans cette épopée vers la capitale. Au fur et à mesure des escales chez les seigneurs qui offrent l’hospitalité à cette glorieuse délégation, sa singularité et ses talents vont même attiser les soupçons des hommes chargés de leur sécurité. On se méfie d’elle, mais Sage se méfie aussi du double-jeu qu’elle entrevoie chez certains, surtout lorsque que d’étranges tensions se cristallisent au sein du Royaume et que ce voyage ne semble plus aussi sûr tout à coup… C’est sûrement ce qui est le plus jouissif dans ce roman : on ne peut faire confiance à personne ! Préparez-vous à être parano et à vous faire balader par Erin Beaty du début à la fin.

Je n’ai même pas envie d’entrer dans le détail des personnages, et pourtant il y en a dont j’aimerais vraiment, VRAIMENT, vous parler… Mais le risque de spoil est beaucoup trop grand.

Je dirais que c’est un vrai roman d’espionnage dans la fantasy en somme, où l’autrice prend le temps de développer les liens subtils entre ses personnages, les jeux de masques, sans nous épargner un bon lot de rebondissements et de scènes épiques. La Couleur du mensonge avait tout pour être un coup de coeur, le seul petit bémol pour moi, c’est le soin apporté à l’univers. J’aurais vraiment aimé qu’Erin Beaty développe un peu plus son idée de société féodale, d’autant que le principe des mariages institutionnalisés est juste génial. Après, peut-être que les tomes suivants corrigeront le tir… Je l’espère parce que sans cela, c’est un roman young adult qui a tout bon.

 

Erin Beaty, La Couleur du mensonge, tome 1, Lumen

8 réflexions sur “La Souris et l’Etourneau

  1. La couverture m’a tout de suite attiré mais je ne savais pas vraiment de quoi parlait ce premier tome. Après la lecture de ta chronique, je peux dire que j’ai très envie de découvrir cette nouvelle saga. Sage semble être un personnage des plus intéressants et cette idée d’institution pour marier les habitants du Royaume m’intrigue beaucoup.

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  2. La couverture m’a attirée mais la 4ème de couverture m’a embrouillée, je ne savais pas de quoi il était question dans ce livre: espionnage? Fantasy?
    Ta référence à Mulan m’interpelle et ta chronique m’éclaire sur le récit 🙂
    J’attendrais que d’autres tomes sortent.

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