« I want to wake up in that city that doesn’t sleep… »

Ce dimanche, je vous propose de l’évasion, du soleil et de la Côte d’Azur, BREF DU BONHEUR made in Clarisse Sabard avec son nouveau bébé, Ceux qui voulaient voir la mer. Encore un grand merci aux éditions Charleston pour cette lecture !

En quittant Paris avec son fils Marius, Lilou s’apprête à entamer un nouveau chapitre de sa vie à Nice. Entre son quotidien de mère célibataire et son nouveau job de bibliothécaire (COLLEGUE), c’est au parc qu’elle s’accorde parfois de brèves respirations et qu’elle tombe invariablement sur la même petite dame, assise sur le même petit banc, en train d’attendre le même petit… rien du tout, faut arrêter avec les « petits » trucs. Intriguée, elle ose finalement lui demander la raison de sa présence et découvre qu’à 90 ans, Aurore attend toujours le retour de son grand amour, parti leur bâtir une meilleure vie eux Etats-Unis après la guerre. Persuadée qu’elle a un rôle à jouer dans cette histoire aussi romantique que dramatique, Lilou décide de retrouver la trace du disparu…

Fidèle à son amour pour les destins parallèles que seul le temps a l’air de séparer, Clarisse Sabard nous livre un nouveau roman très touchant, entre la France et les Etats-Unis, de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours, en passant par le New-York des années 50…
Aurore, c’est cette vieille dame qui attend sans jamais perdre espoir, animée par L’Amour le vrai, le onetruelove, mais c’était aussi cette petite fille juive à qui tout sa famille ou presque a été arrachée par l’Allemagne nazie, puis une jeune femme amoureuse… En se racontant à cette étrangère aussitôt reconnue comme une amie, elle espère aussi laisser une histoire en héritage à sa petite-fille grâce aux notes consignées par Lilou.

Ce que j’aime avec la plume de Clarisse Sabard, c’est qu’elle nous emporte toujours très loin… Tout au long de l’histoire d’Aurore, j’étais à fond, parce que les décors, les ambiances sont tellement soignés… Je pense surtout à cette immersion dans le New-York d’après-guerre aux côtés d’un Albert parti tenter sa chance, entre american dream et grosse désillusion pour les laissés-pour-compte… Et en plus d’être poignant, le récit nous réserve un de ces TWIST à la fin… Je préfère rien dire de plus, de peur de donner la moindre indication mais point de vue surprise et construction narrative, chapeau.

En revanche, si les atmosphères-cocon des trames du présent dans ses précédents romans ont toujours fait des miracles sur moi, là, avec Lilou, je dois avouer que je suis restée en surface. Les voisins atypiques de son nouvel immeuble, son fils Marius, son job à la bibliothèque, son histoire d’amour naissante ou encore ses cours de yoga bien déglingués… Tout ça aurait pu fonctionner sur moi mais j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi de trop superficiel qui m’a empêché de rentrer dedans. Ou peut-être qu’en comparaison avec l’histoire d’Aurore, tout ça semblait un brin fadasse… JE NE SAURAIS METTRE DES MOTS SUR LA PERPLEXITE QUI M’ASSIAGEÂTE ALORS MAIS VOILA.

Ceci dit, les émotions, le voyage et la tension dramatique l’emportent à nouveau et ce dernier roman trouvera sa place bien au chaud aux côtés de ses jolis prédécesseurs, dans l’espace bibliothèque-qui-fait-beaucoup-trop-de-bien de Rosy.

 

Clarisse Sabard, Ceux qui voulaient voir la mer, Charleston

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