302

Aujourd’hui je vous parle d’un chouette thriller qui compte déjà plusieurs suites, le dénommé Projet Bleiberg de David S. Khara, tout en tentant de survivre à ma pneumonie que je supporte avec beaucoup de courage et de dignité. (Non, je n’ai pas tendance à romancer ma vie.)

Jay Novacek, trader à Wall Street et alcoolique notoire, apprend le décès de papa, haut dignitaire de l’armée américaine, et celui de maman la même semaine. Sympa. Avant de mourir, sa mère lui a légué un médaillon renfermant une clé marquée d’une croix gammée.  Placé sous la protection de la CIA en la charmante personne de Jacky et plus ou moins contraint de collaborer avec un agent du Mossad, il va tenter de percer le mystère de la mort de son père et va se retrouver au coeur d’obscurs complots, nés sous l’Allemagne nazie, et encore dangereusement présents.

Le Projet Bleiberg est un roman hybride, entre thriller, roman d’espionnage, science-fiction et histoire, et c’est un mix qui fonctionne bien. On entre directement dans le vif du sujet avec le déplacement d’Himmler, le chef de la SS, dans un camps nazi, où un scientifique semble mener un projet de la plus haute importance avant de basculer dans le Manhattan moderne, au coeur de l’environnement et de l’esprit bordéliques de Jay Novacek. Je dois dire que le personnage ne m’a vraiment pas convaincue de prime abord, parce que conjuguant tous les stéréotypes du trader dégouté de lui-même, dépressif, excessif et tout et tout. Mais il évolue plutôt bien et gagne en crédibilité au fil des pages. En sympathie aussi.

Le rythme est vraiment soutenu tout au long du bouquin, et la petite équipe comme le lecteur n’ont pas le temps de souffler tant les filatures et les attaques se multiplient. Mais derrière l’aventure et le suspense, ce qui m’a surtout plu, c’est la réflexion qui est faite autour de l’ignominie des expérimentations scientifiques sous le régime nazi et ce fameux « pragmatisme » des autres nations si bien décrit dans le bouquin. L’auteur a pris des libertés avec l’Histoire mais ça ne m’a pas gênée dans le sens où il l’annonce clairement au début et dans la mesure où par la fiction, c’est du progrès scientifique   bâti sur les cadavres dont il nous parle. Je conseillerai ce livre, rien que pour ce message très fort.

Et puis aussi parce que c’est captivant, de bout en bout.

 

David S. Khara, Le Projet Bleiberg, Critic. 

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