La Belle Otero

On en parle du dernier Clarisse Sabard ? Non parce que… il se pourrait bien que Rosy ait adoré et qu’elle ait envie de partager son enthousiasme sur des lignes et des lignes (préparez la barre de défilement !) Un grand merci aux éditions Charleston pour ce petit bonbon !

Faustine, journaliste freelance, commence à peine à remettre un peu d’ordre dans sa vie lorsqu’elle s’installe provisoirement chez sa grand-tante Caroline, au cœur de l’arrière-pays niçois, le temps de travailler sur un article sur la Belle Epoque dans la région. Elle imagine d’abord trouver son sujet en étudiant les jolis paysages, les vieux bâtiments et l’histoire des lieux, mais c’est son sujet qui va finalement la trouver, à travers sa propre famille qu’elle connait si mal. Grâce à Caroline, elle va apprendre le destin qu’a connu l’une de ses aïeules à la Belle Epoque. Agathe, jeune repasseuse, rêve de vivre comme une femme du monde. C’est une rencontre fortuite avec La Belle Otero, célèbre danseuse qui a érigé ses charmes en instrument de pouvoir redoutable, qui va bouleverser le cours de son existence.

Au bout de deux livres géniaux lus (Les Lettres de Rose, tu es le prochain sur ma liste !), on peut officiellement déclarer qu’on aime Clarisse Sabard d’amour, pas vrai ?

Après La Plage de la mariée, j’attendais son nouveau roman de pied ferme et je n’ai vraiment pas été déçue (même s’il ne se passe pas en Bretagne) !

D’un côté, nous avons Faustine, une jeune femme qui sort d’un « presque mariage » douloureux. Brouillée avec sa famille, elle décide de se concentrer sur sur job pour se remettre sur les rails. Le magazine pour lequel elle bosse en freelance lui demande de dénicher une histoire inédite sur la région de Nice à la Belle Epoque (oui c’est précis !). Notre héroïne ne sait pas trop ce qu’elle va pouvoir pondre, mais qu’à cela ne tienne, elle file s’enterrer dans le joli petit village de Caussières, niché au cœur des montagnes, chez sa grand-tante. Pas hyper à l’aise avec les vieilles personnes, Faustine angoisse un peu…

… mais ça, c’était avant de faire la connaissance de l’adorable Caroline et de Gaby, sa compagne cookblogger ultra-connectée et tête en l’air. Finis les préjugés sur les personnages âgées, Faustine découvre un petit havre de paix, qui pourrait bien lui réserver mille et une surprises. A commencer par l’histoire d’Agathe qu’elle va découvrir un peu par hasard et qui va lui être racontée par Caroline.

Aussitôt, on voyage dans le temps et on se retrouve à Caussières au début du XXe siècle, auprès d’une petite repasseuse qui rêve en grand à chaque fois qu’elle passe devant la riche villa du voisinage. On lui promet une petite vie tranquille et simple auprès de son ami d’enfance, qu’elle devra bien épouser un jour, mais Agathe veut autre chose. Des robes magnifiques, de longues balades sur la promenade des Anglais au bras d’un homme fabuleux… Tout cela semble inaccessible, jusqu’au jour où une femme magnifique et ambitieuse lui souffle le contraire… La Belle Otero a réellement vécu, je suis immédiatement tombée amoureuse de sa version romanesque made in Clarisse Sabard, une femme fatale juste incroyable… Et je trouve qu’à travers son personnage et ses répliques, c’est tout le talent de l’autrice qui se dévoile puissance plusseplusse.

Faustine est une héroïne hyper attachante, vive, drôle (pour situer mon degré de sympathie à l’égard de ce personnage, dites-vous qu’elle est fan d’HP, vous savez que c’est ma faiblesse) et ce petit microcosme de Caussières est un enchantement. (On a envie d’y emménager au bout d’approximativement trois minutes.) Et puis l’histoire d’Agathe est un régal, on y retrouve le plaisir des classiques, des destins de femme poignants et des secrets de famille habilement dévoilés. Parfois, dans ce genre de roman, un fil narratif est au service de l’autre et on se prend à s’ennuyer quand on n’est pas au cœur de l’intrigue. Mais là, les deux histoires parallèles sont liées et toutes aussi passionnantes. En fait, la grande force de ce roman, c’est cette plume qui nous fait voyager entre modernité et récit historique avec une fluidité folle.

C’est bien simple, j’étais à fond, du début à la fin, et quitter tous ces personnages si attachants, si vibrants, et cette atmosphère chaleureuse surtout, n’a pas été facile.

Je pense que vous l’aurez compris, cette autrice, c’est définitivement mon petit coup de cœur contempo-historico-doudou. Vivement le prochain !

Clarisse Sabard, Le Jardin de l’oubli, Charleston

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