Maudits sont les deux fois nés

« Entrez dans l’Arène 13, ceux qui s’affrontent ici savent que la mort n’est jamais loin. » TATATA ! Le moins que l’on puisse dire c’est que la quatrième de couv’ du livre dont je vais vous causer aujourd’hui donne le ton. Souvenez-vous (c’est un ordre, mais sur un ton caressant de licorne), fin 2015, j’avais été plutôt charmée par le premier opus d’Arena 13 de Joseph Delaney, un roman SFofantasyoado vraiment original. Et bien ça y est, j’ai lu la suite, grâce aux éditions Bayard Jeunesse que je remercie chaleureusement !

Leif achève sa première année de formation auprès de Tyron, l’un des plus importants maitres de lame de Gindeen. Avant d’entamer la seconde, il décide de rendre visite au peuple Genthai, où son père a été élevé, dans l’espoir d’en apprendre un peu plus sur ce dernier. Après tout, il fut le seul capable de remporter de multiples victoires sur Hob, le djinn qui terrorise Gindeen. Résolu à mettre fin au règne de ce monstre, Leif n’aura qu’une chance à saisir, celle de battre le djinn dans l’arène…

Ce deuxième volume s’ouvre avec un retour aux sources puisque Leif va tenter de découvrir auprès des énigmatiques Genthai quel genre d’homme était son père et il est loin d’imaginer à quel point ce petit voyage va radicalement le transformer. La peur, l’impuissance de Leif face à la domination cruelle du djinn Hob sur la ville qui l’a accueillie va laisser place à une froide résolution, celle d’éradiquer un bonne fois pour toute ce maudit super-vilain ! Plus facile à dire qu’à faire, Leif va vite le comprendre.

Dans la lignée du précédent volume, on replonge dans cette atmosphère si particulière, entre SF et fantasy, puisque, pour rappel, les combattants de Gindeen s’affrontent dans des arènes à grands renforts de langage de programmation hyper-complexe, le tout dans un monde confiné par des djinn-machines et peuplé de créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Ca va, vous suivez toujours ? C’est cette originalité qui m’avait plue, en plus de la rigueur dont fait preuve l’auteur dès qu’il évoque les règles qui régissent les combats d’arène. En ce sens, c’est une saga qui pourra paraitre un chouïa trop « technique » pour certains, mais c’est ce qui contribue à rendre l’univers ultra cohérent à mon humble avis.

Directement menacés par Hob, Leif et ses acolytes vont devoir prendre les choses en main, en toute discrétion, et puiser dans ce que le langage de programmation Nym recèle de plus secret, de plus ancien et de plus puissant. Entre les nombreux rebondissements et le mystère qui, peu à peu, se dévoile sur les origines de Midgard (le monde réservé aux hommes), cette suite est encore plus palpitante. Je regrette seulement que le seul personnage féminin de premier plan, Kwin, ne serve pour l’instant que de « crush » pour le héros, surtout qu’elle regorge de potentiel badass… Je suivrai son évolution de près dans le prochain tome, en espérant que Delaney lui ait réservé un rôle à sa mesure.

Je conseille toujours donc, à ceux qui ont soif d’univers fouillés en littérature ado et qui n’ont pas peur de se plonger dans les méandres de Nym…

 

Challenge des Irréguliers de Baker Street +1 : La deuxième tâche.

 

Joseph Delaney, Arena 13, Tome 2 La Proie, Bayard Jeunesse

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2 réflexions sur “Maudits sont les deux fois nés

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